Depuis 2004, vingt des vingt-deux régions métropolitaines sont gérées par des présidents socialistes. En 2005, nous avons publié un premier bilan critique d’une année de gestion socialiste :
explosion des impôts, multiplication des dépenses de fonctionnement, de communication et saupoudrage des subventions aux associations. En 2007, dans le deuxième livre noir, nous avons constaté
au-delà des dérives budgétaires et de la mauvaise gestion, qu’un véritable programme d’instrumentalisation des exécutifs régionaux s’était mis en place. Aujourd’hui, après cinq années de gestion
socialiste dans les régions, il ne s’agit malheureusement plus de dresser un simple bilan critique des politiques et des actions nouvelles, mais bien de constater avec suffisamment de recul, les
effets catastrophiques de la gestion socialiste dans les régions. Le résultat n’est plus seulement consternant comme dans les deux précédents livres noirs, il est accablant.
Roger Karoutchi
source : Le livre noir des régions socialistes - édition 2008
En ce qui concerne Ségolène Royal et "sa" région Poitou-Charentes, depuis son élection en 2004, la présidente de la région Poitou-Charentes a fait du chemin… Malgré son échec aux élections
présidentielles, elle aspire aujourd’hui à de grandes responsabilités notamment au sein du Parti socialiste. C’est pourquoi, Madame Royal a toujours voulu faire de la région Poitou-Charentes un
laboratoire, un terrain d’expérimentation pour ses idées politiques. Après les promesses et les grandes opérations de communication, la réalité est la suivante : les impôts et la dette ont
augmenté, les investissements en faveur des lycées ont diminué, les dépenses de fonctionnement et de personnel ont explosé et les subventions aux associations se sont multipliées.
Accroître le pouvoir d’achat, c’est une bonne proposition pour les débats télévisés. En Poitou-Charentes, la présidente du Conseil régional
choisit plutôt d’augmenter les impôts… Entre
2004 et 2008, ce sont 35 M€ supplémentaires qui ont été prélevés sur les picto-charentais. La Région s’est constituée une cagnotte. Chaque contribuable a supporté une augmentation de 87 € par
an (de 284 € par contribuable en 2003 à 371 € par contribuable en 2008).
Augmentation de l’emprunt et de la dette
De 2004 à 2008, la dette régionale est passée de 256 à 312 millions d’euros, soit, de 159 euros à 193 euros par habitant. Cette augmentation représente 34 euros par habitant, et surtout 135
euros par contribuable.
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Investissement en M €
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2005
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2006
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Evolution
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Formation professionnelle
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3,7
|
3,7
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0 %
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Enseignement
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73
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59,4
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-18%
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Action sociale
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9
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1,1
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-87%
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Action économique
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28,7
|
25,9
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-1%
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- La région est une des seules régions à demander aux jeunes conducteurs d'acquitter une taxe sur leur permis de conduire de 25 € !!!
- Les dépenses d’investissement diminuent de 19 % !!! (la part des investissements dans le budget ne cesse de baisser depuis 2004)
- Toujours plus de frais généraux, accroissement des frais de personnel ....
- Pendant les deux premières années de la mandature Madame Royal a refusé de serrer la main des élus de l’opposition !!!
Heureusement qu'elle n'a pas été élue à la présidence de la République car si elle gérait la France comme sa région, que deviendrions-nous ?
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