
Alors que Bertrand Delanoe semble engranger les soutiens au PS, pour Ségolène Royal c'est l'inverse !
En effet, Michel Sapin a annoncé qu'il ne participera pas à la mise en oeuvre de la stratégie de Ségolène Royal.
C'était pourtant un soutien de poids pour Ségolène Royal. Michel Sapin, ancien ministre de l'Économie et des Finances de Lionel Jospin, était de toutes les réunions de travail "ségolénistes" du
mardi matin, dans les locaux de la présidente de Poitou-Charentes, boulevard Raspail à Paris. Mais il était surtout de ceux qui déconseillaient à Ségolène Royal de briguer le poste de premier
secrétaire du PS. "
Il faut à tout prix éviter la présidentialisation du parti. Ce serait une erreur de tempo de ne pas établir de disjonction entre la direction du parti et le futur candidat
du PS à la présidentielle", expliquait-il récemment au point.fr.
Depuis, Ségolène Royal a déclaré sa candidature. Sapin a accusé le coup. "
Elle est libre de faire ce qu'elle veut. Je n'étais pas d'accord et elle le sait", nous confiait-il dans la
foulée de cette annonce, le week-end dernier. Dans Libération, mercredi matin, l'ancien président de la région Centre est catégorique : "
Je ne participerai pas à la mise en oeuvre de la
stratégie [de Ségolène Royal]."
Avec qui Michel Sapin va donc oeuvrer à "la création d'une majorité autour de ceux qui pensent la même chose" au PS ? Il avoue avoir "toujours été proche de François Hollande" et explique au
point.fr qu'il est "prêt à signer une contribution" avec l'actuel premier secrétaire du PS. "
Après le temps de Bertrand Delanoë et celui de Ségolène Royal, viendra le temps où François
Hollande fera ses propositions et il faudra être attentif." Quant à la réunion du 1er juin qui réunira "les reconstructeurs", coalition de strauss-kahniens et de fabiusiens, et les
"rénovateurs" d'Arnaud Montebourg, qui ont désigné Pierre Moscovici, député du Doubs, pour briguer la succession de François Hollande, Michel Sapin est catégorique : "Je n'y serai pas. Je ne côtoie
pas ceux qui, à l'image du lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadélis, qualifient le parti de
pétaudière ."
Va-t'elle nous refaire le même coup qu'avec Eric Besson : "Mais qui connaît donc Michel Sapin ?" ?
source : Le Point
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