Donc, désormais, si vous cherchez des nouvelles de Ségolène Royal ? tournez-vous vers la presse people !
Silencieux depuis l'été,
Laurent Fabius est revenu samedi sur le devant de la scène, se posant en "responsable engagé" de la reconstruction de la gauche devant plusieurs centaines de socialistes dont certains d'autres
sensibilités, à l'exception des partisans de Ségolène Royal.Les fabiusiens étaient en nombre, mais avaient aussi été invités des représentants des autres sensibilités, tels le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, une proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, ou encore le sénateur Jean-Luc Mélenchon.
M. Fabius a rassuré ses partisans en assurant qu'il serait "un responsable engagé". Il a indiqué qu'il ne voulait plus être, comme il l'avait dit avant l'été, "un sage actif", parce que selon lui on retient trop le premier mot, mais "un actif sage".
Refusant de participer à "des luttes intestines et fratricides" au PS, il a assuré néanmoins : "Je ferai entendre ma voix dans le débat politique de demain". "Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche", a affirmé l'ancien Premier ministre.
M. Fabius n'a récusé aucune de ses convictions -"nos valeurs n'ont pas pris une ride"- tout en assurant que "certaines de nos propositions concrètes devront s'adapter", notamment sur l'innovation et la compétitivité. Il a aussi mis en garde la direction du PS sur la stratégie d'alliance en vue des municipales, rejetant tout accord avec le MoDem de François Bayrou.
L'ancien Premier ministre sort du bois au moment où son ex-rival Dominique Strauss-Kahn s'en va à Washington pour diriger le FMI, et que Lionel Jospin est de retour avec son livre "L'Impasse", très acéré contre Ségolène Royal.
Cette réunion des fabiusiens vient après une réunion similaire organisée il y a deux semaines autour de Lionel Jospin.
Le but affiché est de "rassembler" tous les socialistes mais aucune personnalité proche de Ségolène Royal ne participait à cette "journée d'échanges et de réflexions".
"N'ont été conviés que les responsables politiques qui ont montré qu'ils avaient envie de discuter avec nous" en matière "de conception du parti et de stratégie", précise Claude Bartolone, lieutenant de l'ancien Premier ministre.
Le premier secrétaire François Hollande n'était pas invité : "On attend de lui qu'il clarifie sa position", dit un des organisateurs.
Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, a souligné à son arrivée que "les socialistes sont trop divisés et doivent s'unir". Affichant "sa fidélité et son amitié" envers Mme Royal, il a pris ses distances devant la presse : "J'ai aussi un goût particulier pour ma liberté".
Benoît Hamon, un des quadras montants du PS, s'est dit "content que ce dialogue existe". "Ségolène n'est pas invitée, mais est-il nécessaire d'inviter ceux qui ne seraient pas venus ?", dit-il. "On a besoin de renouveler l'orientation et l'image du PS", affirme ce proche de Henri Emmanuelli.
Pour les strauss-kahniens, sans chef de file depuis le départ de DSK, l'heure est à la réflexion : "Les socialistes doivent moins s'occuper des présidentiables que de faire la clarté sur les idées", affirme Jean-Christophe Cambadélis, dans une allusion aux ambitions de Ségolène Royal.
Il a trouvé le discours de Fabius "oecuménique et recentré".
source : Yahoo Actualités
"A bien des égards, la suffisance et les insuffisances de Ségolène Royal pendant la campagne ont été celles de ces technocrates des années 1970 qui ne doutaient de rien"
source : Le MondeMarc Lambron - Haut fonctionnaire et écrivain
Le seul moyen que
semblent avoir trouvé Hollande et le PS afin de contrer Nicolas Sarkozy est la censure.Dans cette lettre envoyée au président du CSA, Michel Boyon, cosignée par le député PS de Saône-et-Loire Didier Mathus, le Premier secrétaire estime que "le déséquilibre actuel ne saurait perdurer" et qu'il s'agit d'une "question de démocratie".
"Le temps d'exposition médiatique du président doit désormais être pris en compte au même titre que celui du gouvernement (...) Devrait être également décompté le temps d'expression publique des collaborateurs du président. Messieurs (Claude) Guéant, (Henri) Guaino ou (David) Martinon sont en effet très présents dans les médias", ajoute le député de Corrèze.
Malheureusement pour eux, et selon toute logique, actuellement, le CSA ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l'équilibre des temps de parole, "car
celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations)", indique l'institution sur
son site internet.
Heureusement pour eux le ridicule ne tue pas ! les responsables du PS feraient mieux de bosser un peu plus et de proposer des actions constructives au lieu d'essayer de faire taire la
concurrence, mais sans doute n'ont-ils plus rien à dire pour réagir de la sorte ...
source : Le Monde
Ségolène Royal affirme que son itinéraire politique "n'est pas terminé", qu'elle a "une responsabilité politique" et qu'elle verra "le moment venu la meilleure
façon de l'assumer", dans une interview publiée dans VSD du 26 septembre/16 octobre.
Interrogée sur les propos tenus par l'ancien Premier ministre Lionel Jospin dans "L'impasse", elle estime qu'ils "renvoient à la campagne où un certain nombre de leaders socialistes, et non des moindres, n'ont pas été au rendez-vous".
"Certains leaders m'ont même dit en pleine bataille présidentielle -sans doute pour une fois de plus me renforcer- que je n'arriverais pas au second tour", glisse-t-elle. "S'ils avaient fait fi de leur ego et constitué un bloc autour de moi, alors peut-être aurions-nous eu la dynamique suffisante pour gagner", affirme l'ex-candidate à la présidentielle.
"Certains (socialistes) ont commencé la bataille du congrès", note-t-elle, estimant qu'"il faut voir dans la dénonciation de certains éléphants le refus d'une nouvelle génération et de la différence".
"Si l'on n'est pas abattu par une épreuve, on en sort renforcé", souligne encore Ségolène Royal. "Je ne peux ni reculer, ni flancher, ni m'agenouiller, ni avoir d'états d'âme", ajoute-t-elle.
"De toute façon, il en va aussi de la rénovation du socialisme", selon elle.
Interrogée sur la possibilité que le maire de Paris Bertrand Delanoë soit en concurrence avec elle pour le poste de premier secrétaire, elle affirme n'être "en compétition avec personne". Sera-t-elle candidate ? "On verra (...). J'ai une responsabilité politique et je verrai le moment venu la meilleure façon de l'assumer".
Elle estime encore qu'il peut y avoir "des rapprochements sur un certain nombre de valeurs" avec le Modem de François Bayrou, indiquant aussi se reconnaître dans le mouvement altermondialiste.
Affirmant qu'elle a "un destin", elle souligne encore n'avoir pas "surgi par hasard, comme certains voudraient le faire croire". "Je pense que cet itinéraire n'est pas terminé", ajoute Ségolène Royal.
Les journaux européens n'ont pas manqué de relever
la gaffe commise par Ségolène Royal lors de son récent voyage au Québec. Certains trouvent même que le Québec ne réussit décidément pas à la présidente de Poitou-Charentes.
Dans son édition d'hier, La Voix du Luxembourg a fait état de la seconde gaffe de Ségolène Royal à propos du Québec. «Ségolène Royal a de nouveau trébuché sur la question de
l'indépendance de la Belle Province à la fin de son séjour», note le journaliste de La Voix du Luxembourg.
Celle qui a représenté le Parti socialiste aux récentes présidentielles françaises a, dès son retour en France, déclaré à un journal breton que Pauline Marois lui avait confié qu'il n'y aurait
pas d'autre référendum.
Le journal a rappelé que, en janvier dernier, Mme Royal s'était prononcée en faveur de la souveraineté du Québec et que cette position avait créé un certain tollé au Canada. «À l'occasion
de sa visite au Canada, Ségolène Royal a été peu inspirée», ajoute La Voix du Luxembourg.
De son côté, le site internet Challenges.fr a relaté un incident survenu à Québec au moment où Ségolène Royal a tenu à réagir aux critiques que lui adressait Lionel Jospin. Devant les
journalistes français qui l'accompagnaient, Mme Royal a demandé à leurs collègues québécois de quitter la salle où tout le monde se trouvait. Ce geste peu courtois, rapporte
Challenges.fr, n'a pas été apprécié des journalistes québécois.
Le Figaro a publié pour sa part un article où on affirme que Ségolène Royal est allée se refaire une image au Québec. Égrenant les activités qui composaient l'agenda de Mme Royal, le célèbre
quotidien français a précisé que les visites "de terrain" de la politicienne devaient servir à mieux la préparer et que ce déplacement était une étape dans son travail de «densification
personnelle».
"Je ne connais pas d'autres femmes politiques qui, dès lors qu'elles doivent répondre à des critiques, disent qu'elles sont critiquées par sexisme, parce qu'elles sont des femmes", a dit M. Jospin, en citant les noms de l'ancienne ministre PS Martine Aubry et du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.
"Je suis le Premier ministre qui a fait la parité, je suis aussi marié à une féministe donc cette argumentation de sexiste n'a aucun sens", a poursuivi M. Jospin, qui étrille la candidate socialiste dans son livre "L'Impasse".
"Quant au racisme, c'est absurde, on n'en comprend même pas le sens", a-t-il ajouté.
Interrogé sur la référence faite par Mme Royal à la Bible et par sa comparaison avec Jeanne d'Arc pour répliquer aux accusations de M. Jospin, l'ancien Premier minsitre a répondu: "J'ai
trouvé que ces deux réponses, d'une certaine façon, apportaient un peu de justification à certains aspects de mon livre".
source : Yahoo Actualités

L'ouvrage (éd. Flammarion) sera en librairie lundi.
- 2002:
"Je n'écarte évidemment pas ma propre responsabilité. Je l'ai d'ailleurs assumée. L'erreur la plus grave est sans doute d'avoir sous-estimé l'effet de la dispersion de la gauche au premier tour". "J'ai mal pris la mesure des effets de cinq ans de cohabitation". "J'ai aussi surestimé le bénéfice du bilan de mon gouvernement. Bilan solide si on le compare à celui de la droite en 2007, mais forcément contrasté. En tout cas, le désastre était là"
- SEGOLENE ROYAL:
"La raison fondamentale de l'échec de Ségolène Royal réside en elle-même. Il tient à sa personnalité. Il était inscrit dans son style de campagne comme dans ses choix politiques"
"Ségolène Royal a fondé toute sa campagne (...) non pas sur des grands thèmes politiques mais sur elle-même et la relation particulière qu'elle était censée entretenir avec les Français. Tout a été conçu, méthodiquement (...) pour entretenir ce qu'il faut bien appeler un mythe".
Elle "a multiplié les approximations (...). Dans le même temps, elle n'a jamais vraiment démystifié les mesures concrètes avancées par le candidat UMP, donnant l'impression de se contenter de généralités, de formules toutes faites (le +gagnant-gagnant+)".
"Ségolène Royal a échoué parce que, insensiblement mais inexorablement, l'idée s'est inscrite dans l'esprit de nos concitoyens que la candidate des socialistes n'avait pas la stature nécessaire pour être portée à la magistrature suprême (...). Le professionnalisme préoccupant de l'un (Nicolas Sarkozy, ndlr) a été préféré à l'amateurisme insécurisant de l'autre".
"Les socialistes sont partis à la bataille avec une candidate qui, malgré son aplomb et sa détermination, n'était pas taillée pour le rôle"
source : Yahoo Actualités
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