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Vendredi 31 août 2007
Cela semble un siècle, et pourtant c'était il y a moins d'un an. En novembre 2006, en imposant son style et sa thématique, Ségolène Royal gagnait haut la main la primaire socialiste avec plus de 60 % des suffrages des militants, et caracolait en tête dans les sondages d'intentions de vote aussi bien au premier qu'au second tour. Et qui se souvient encore que l'avance de Ségolène Royal dans les sondages a duré jusqu'en janvier ? Que s'est-il passé entre janvier et avril pour qu'une élection gagnable se transforme en défaite inéluctable ? Pour répondre à cette question, il faut identifier et analyser les principaux choix faits par la candidate.

Une campagne électorale c'est d'abord un rythme. Donner la cadence permet d'influer sur l'agenda des médias, d'imposer sa thématique et de prendre ainsi l'ascendant sur ses adversaires. En choisissant de ne rien faire d'autre jusqu'au 11 février que les débats participatifs, sans même les mettre en scène, Ségolène Royal a pris un retard qu'elle n'a jamais pu rattraper. Ses cafouillages ou ses dérobades dans ses déplacements ou ses interviews n'ont été que les symptômes de cette insuffisante maîtrise du temps. Les médias, sensibles à cette désynchronisation pouvant aller jusqu'au contretemps, ont eu tendance à traiter ses temps forts, qu'il s'agisse du discours du 11 février à Villepinte ou de l'émission du 19 février sur TF1, comme des gestes de la dernière chance. D'où cette campagne chaotique, improvisée, faite de relances successives qui ressemblaient à un éternel début de campagne, et créaient une dynamique du doute.

Vient ensuite la façon de traiter ses concurrents. En politique il faut choisir, même l'angle d'attaque de son adversaire. Nicolas Sarkozy pouvait être "un clone de Le Pen" ou "un Chirac avec des piles neuves", il ne pouvait pas être les deux à la fois. Choisir le premier terme de l'alternative était la pire des solutions pour Ségolène Royal et la meilleure pour son adversaire.

En diabolisant Nicolas Sarkozy, elle a contribué à crédibiliser son offensive auprès des électeurs potentiels de Jean-Marie Le Pen et l'a aidé à siphonner le capital électoral de l'extrême droite en réunifiant l'électorat de droite dès le premier tour. Elle a du même coup entériné le fait qu'il n'était pas le candidat de l'héritage chiraquien, ce qui veut dire qu'elle a validé et cautionné la partie la plus délicate du positionnement de M. Sarkozy : apparaître comme un candidat de rupture, qui n'avait pas à défendre le bilan des gouvernements de M. Chirac auxquels il a pourtant participé à des postes clés. Qu'est ce que la diabolisation a apporté en contrepartie ? Elle a juste surmobilisé un électorat déjà acquis sans vraiment convaincre les autres.

Un autre choix essentiel concernait le positionnement de la candidate et ses rapports avec le parti qui la soutenait. Depuis Epinay, la relation du PS avec l'électorat de centre gauche repose sur un pacte implicite que l'on peut formuler ainsi : "Notre programme est inapplicable, mais rassurez-vous, nous le savons et nous ne l'appliquerons pas." Pas très glorieux, mais efficace, puisque cet électorat a été fixé dès le premier tour par les candidats socialistes à la présidentielle sans interruption de 1974 à 2002 inclus. Ce pacte implicite permettait au PS de poursuivre sa quête obsessionnelle d'un électorat populaire introuvable, à coups de promesses intenables.

En s'opposant au PS, à ses moeurs et à son double langage, en mettant la morale au poste de commande, Ségolène Royal a brisé le pacte implicite. Et elle n'a rien proposé à la place. Pire même, le caractère illuminé de certaines de ses interventions, l'insistance mise sur la logique de l'honneur et le respect de la parole donnée ont généré, chez cet électorat modéré, le sentiment qu'une fois arrivée au pouvoir, elle ne pourrait rien faire d'autre qu'appliquer ce programme inapplicable. Un nombre croissant d'électeurs de centre gauche a cherché un candidat d'opposition alternatif et s'est tourné vers François Bayrou. Qu'a fait Ségolène Royal face à cette hémorragie ? Rien. Elle a laissé filer de 5 % à 6 % de son électorat naturel sans réagir.

L'absence de réactions s'explique notamment par le fait que la candidate a choisi de s'opposer aux hommes du PS plutôt qu'à ses propositions. La solitude plutôt que la rénovation à marche forcée. Ce choix a été fondé sur un calcul politique étrange et qui s'est révélé faux : il est possible de gagner une présidentielle uniquement sur les valeurs, en faisant l'impasse sur les propositions. En réalité, le couple valeurs-propositions est indissociable, et la cohérence entre les deux est une clé de la victoire. Le pire des cas est l'incohérence.

Quand, à Villepinte, Ségolène Royal fustige la dette et sa prise en otage des générations futures, puis enchaîne sur un catalogue de nouvelles dépenses publiques non financées, en oubliant voire en aggravant la dette, elle décrédibilise le système de valeurs sur lequel elle a tout misé. En outre, discourir uniquement sur les valeurs fait courir le risque de l'inconsistance. Le "donnant donnant", à force de manquer de substance, a fini par ressembler à une coquille vide.

Ces quelques erreurs sont à l'origine de l'écart substantiel entre les deux principaux candidats au premier tour de l'élection présidentielle, le déficit d'électeurs de centre gauche de l'une se cumulant au surplus d'électeurs de droite extrême de l'autre. Et cet écart a rendu le second tour anecdotique. Ni la pugnacité - qui a révélé un tempérament -, ni le dialogue avec François Bayrou - improvisé et sans perspective politique sérieuse, mais qui a levé un tabou -, ni le face-à-face télévisé - qui a permis de vérifier une fois de plus que l'agressivité mal maîtrisée passait mal à la télévision, même quand on est une femme - n'ont changé la donne. Le seul moment surprenant a été cette minute surréaliste, au soir du second tour, où Ségolène Royal a proposé à ses électeurs de les conduire "vers d'autres victoires".

C'est pourtant d'une défaite que cette campagne, mal conçue et mal exécutée, a accouché, laissant les Français de gauche stupéfaits et désemparés. Raymond Aron avait coutume de dire : "En politique il faut gagner, ou alors il ne faut pas en faire." Cette phrase cruelle a peut-être vocation à être démentie, à condition d'être lucide sur ce que l'on a fait et ce qui reste à faire.

Jean-Louis Missika enseigne la communication politique à l'Institut d'études politiques de Paris.


Pour résumer, Ségolène Royal a fait preuve d'un très grand amateurisme dans cette campagne !


source : Le Monde
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Jeudi 30 août 2007
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Dans un livre au vitriol sur son ancien parti, le géophysicien tire à boulets rouge sur le PS et ses dirigeants.

 
François Hollande ? «C’est Guy Mollet», «il a mis ce parti par terre». Arnaud Montebourg, Manuel Valls ? «Des chacals». Invité de RTL jeudi matin, Claude Allègre, qui concentrait jusqu’ici plutôt ses tirs sur Ségolène Royal, n’a épargné personne parmi ses anciens compagnons du parti socialiste.
 
Le scientifique, qui a confirmé ce matin qu’il rendrait sa carte du PS, publie – comme d’autres responsables socialistes – un livre assassin sur son ancien parti, «La défaite en chantant». Ce qui lui donne l’occasion de marteler à longueur d’interviews tout le mépris que lui inspirent les socialistes. 
 
Et particulièrement le premier d’entre eux, François Holland, devenu la Némésis du physicien. Dans une interview parue jeudi dans Libération, Allègre explique ainsi que Hollande, qu’il accuse d’avoir «foutu un bordel noir (sic)» dans la campagne présidentielle, est «le responsable principal de toute cette pagaille».
 
L’ex-ministre de l’Education Nationale accuse le premier secrétaire du PS d’avoir divisé pour mieux régner. Il «a joué au plus fin avec tout le monde et il a perdu. Il est allé chercher Jospin, il a encouragé sa compagne... Il pensait que plus le marigot était rempli de crocodiles, plus il avait de chances». Une stratégie qui lui rappelle celle de Guy Mollet, qui n’a jamais voulu lâcher le pouvoir à la SFIO, jusqu’à pousser celle-ci à l’agonie.
 
Allègre, qui n’a jamais caché son aversion profonde pour Ségolène Royal, admet dans le même entretien qu’il s’est quelque peu radouci à son égard. «Je ne la prends pas pour une imbécile et je ne la crois pas dénuée de qualités, notamment de volonté. C’est quelqu’un de courageux, ce qui ne court pas les rues dans ce parti». Il estime d’ailleurs qu’elle «va reprendre l’offensive au PS», voire «les manger tout crus».
 
Allègre n’a en revanche que mépris pour la jeune génération socialiste, qu’il compare à des «chacals» ou à des «hyènes», qui «suivent la lionne» Royal, mais n’ont «pas la moindre idée». «La rénovation du PS, ce n’est pas eux».
 
De manière générale, Claude Allègre est pessimiste sur l’avenir du PS. «La rénovation prendra 10 ou 15 ans», estime-t-il dans Libération, regrettant que plus personne au PS ne prend la peine de «travailler» ou de «réfléchir». «Il n'y a plus de groupe d'experts, il n'y a pas d'idées, pas de corps de doctrine, pas de réflexion d'ensemble», martèle-t-il. Sans exclure toutefois de revenir «si une nouvelle direction était désignée». Et sans cacher son «admiration» pour les débuts du gouvernement Sarkozy.


source : Le Figaro
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Mercredi 29 août 2007
article-SGE.PJX47.210607060725.photo00.photo.default-512x343.jpgLa nouvelle Ségolène Royal est arrivée. Elle veut faire croire au Français qu'en un été elle aurait changé. Duplicité, vous avez-dit duplicité? Une chose est sûre, avec une perte notable dans les sondages, de plus en plus isolée, avec seulement 1500 partisans samedi à Melle au lieu des 4000 attendus, avec des soutiens politiques qui se font plus rares, la rentrée est difficile pour la femme caméléon.

Quasiment deux mois sans avoir de nouvelles de Ségolène Royal. Du coup, on en serait presque à croire l'impensable, qu'elle quitte définitivement la scène politique, ou plutôt, qu'elle fonde sa propre secte, mais qu'elle laisse tranquille le Parti Socialiste. Et puis non, retour à la réalité, celle qui a fait sombrer, avec sa garde rapprochée, et ses dévots de Désirs d'Avenir, les espoirs de la gauche en perdant une élection imperdable est de retour. Forte, dit-elle de sa légitimité des 17 millions de français qui ont voté pour elle. Bien entendu, en s'appropriant ces voix, elle passe sous silence que ce n'était pas tant pour sa personne que les électeurs ont voté pour elle mais pour battre avant tout Nicolas Sarkozy. Il ne faudrait pas oublier l'impact du mot d'ordre "le vote utile"...

Mais bon. Nous sommes habitués aux manipulations de Dame Royal. La dernière, n'est pas neutre. Samedi soir, après son retour à Melle, elle a déclaré à France 3 puis ensuite France 2, qu'il y avait 3000 personnes alors que les médias la créditaient au grand maximum de 1500 personnes (AFP notamment) voire un peu plus d'un millier. Et c'est vrai que les plans du fameux pique-nique montraient bien que ce n'était pas un raz de marée, pas la grande foule. Donc par deux fois Ségolène Royal a affirmé avec son aplomb habituel qu'il y avait 3000 personnes venues la soutenir. Et comme à l'habitude, les présentateurs concernés n'ont pas relevé cette affirmation. Dans le même ordre d'idée, et en dehors de rares journaux, ils n'ont pas soulevé les rares soutiens politiques de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle. Et pourtant, la veille, on nous annonçaient que toute sa garde rapprochée serait là, les Peillon, Julien Dray, François Rebsamem, etc. En dehors de Jean-Louis Bianco, en tant que poids lourd, c'était plutôt mince comme soutien. Il est vrai que le vent tourne pour Ségolène. Elle est de plus en plus isolée, sa volonté de prendre le PS n'a pas été couronnée de succès, tout comme sa prise de pouvoir sur la présidence des Régions. Avant de partir en vacances, elle a fait plusieurs erreurs stratégiques qui risquent de l'isoler encore plus.

Alors, samedi, elle nous a fait le coup d'une Ségolène Royal changée, qui a fait peau neuve en deux mois. Fini les décisions solitaires, maintenant, elle souhaite un travail collectif. Après la femme libre, debout, c'est la femme apaisée qu'elle nous livre. Même sa tenue avait changée, un peu en style dame patronnesse, finie les ébouriffantes vêtures de la madone. Bref, nous avons droit à la femme caméléon. Mieux, a-t-elle assuré au journal Le Monde, elle a téléphoné à des politiques comme Henri Weber, elle a déclaré qu'elle se sentait bien au PS. Autant d'attitudes que nous aurions bien aimé lors de la campagne présidentielle. Comme elle pensait l'emporter, elle souhaitait ne garder que pour elle le fruit de sa victoire en se faisant un malin plaisir d'humilier Fabius et DSK. C'était proprement mesquin, à l'image des bouderies d'adolescentes. Pis, elle a avoué qu'elle ne croyait pas dans ce qu'elle affirmait, qu'elle avait improvisée, déplorant le manque de temps pour construire un réel projet.

Le problème, c'est qu'à ce stade, quand on est candidate à la présidence à la République, on est prête quand on sollicite l'investiture. Ce fut une aventure personnelle et elle continue. C'est vraiment prendre les français pour des imbéciles que de vouloir nous faire croire qu'en un été elle aurait changé. Duplicité, vous avez-dit duplicité?


source : JDD
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Dimanche 26 août 2007
69% des Français sont satisfaits du président (+3). Le Premier ministre recueille 63% d'opinions favorables (+7).
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Près de sept Français sur dix (69%) sont satisfaits de leur président de la République, soit une cote de popularité pour Nicolas Sarkozy en hausse de 3 points depuis le mois de juillet, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche paru dimanche 26 août. 

Les mécontents sont 29%, soit un point de moins que le mois dernier, tandis que 2% ne se sont pas prononcés.

Le Premier ministre François Fillon recueille 63% d'opinions favorables (+7) et mécontente 30% (-4) des sondés. Ils sont 7% à ne pas se prononcer.

- Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 août auprès d'un échantillon de 993 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. (AP)


source : Nouvel Obs
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Dimanche 26 août 2007
181573.jpgLe sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon, représentant de la gauche du PS, a jugé samedi le discours de rentrée de l'ex-candidate socialiste Ségolène Royal "irréel" et déploré le peu de références, selon lui, aux questions sociales dans cette allocution.

M. Mélenchon estime dans un communiqué "surprenant" que le discours de Mme Royal à Melle (Deux-Sèvres) soit "sans un mot concret sur les questions sociales qui percutent l'actualité des salariés". Il dit aussi "craindre que la dénonciation du fait que +l'annonce de la réforme ce n'est pas l'accomplir+ soit comprise davantage comme un encouragement que comme une condamnation des mesures prises" par Nicolas Sarkozy depuis son entrée en fonctions. 

"Tout cela", estime-t-il, "est assez irréel et passe à côté du reproche essentiel qui lui a été adressé : n'avoir pas obligé Sarkozy au débat sur le contenu de son programme social et n'avoir pas défendu notamment les augmentations de salaires ou la réduction du temps de travail auquel elle a affirmé ne pas croire elle-même !" 

Le sénateur dénonce encore "un discours consternant sur les droits conditionnés par le respect de devoirs", s'alarmant de voir cette "théorie" étendue selon lui au "droit à la santé". M. Mélenchon se satisfait néanmoins de ce que la présidente de Poitou-Charentes n'ait pas dans son discours "esquivé" le débat interne entre socialistes. 

"Il lui reste à accepter qu'on la contredise sans prendre cela pour une attaque personnelle", lance-t-il, en jugeant que "le moment de l'explication de fond commence".

Jean-Luc Mélenchon a indiqué cette semaine qu'il ne se rendrait pas à l'université d'été socialiste de La Rochelle (31 août-2 septembre), qui ne serait plus qu'"une cérémonie mondaine à usage personnel du premier secrétaire" François Hollande.


source : Yahoo Actualités
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Dimanche 26 août 2007
"Que ce soit sur la stratégie, la méthode et les thèmes choisis, (Ségolène Royal) a eu faux sur toute la ligne" au cours de la campagne présidentielle, affirme la députée européenne socialiste Marie-Noëlle Lienemann dans un entretien au "Journal du dimanche".

Cette proche de Laurent Fabius accuse l'ancienne candidate socialiste d'avoir joué "totalement perso" et de n'avoir "tiré aucune leçon de la campagne". "Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenue et l'impréparation dont elle aurait été victime", dénonce Mme Lienemann.

Pour la députée européenne, qui se prépare à sortir un livre intitulé "Au revoir Royal", "il faut tourner la page". Selon elle, le soutien dont bénéficiait Mme Royal auprès des militants s'effrite et "les Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances".


source : Yahoo Actualités

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Samedi 25 août 2007
sego-2.jpgSégolène Royal "doit s'adapter" au Parti socialiste et "pas l'inverse", estime dans un entretien samedi à "France Soir" Faouzi Lamdaoui, secrétaire national du PS en charge de l'égalité.

L'ancienne candidate socialiste, qui fait samedi sa rentrée politique à Melle (Deux-Sèvres), s'est "isolée du parti" pendant la campagne présidentielle, souligne ce proche du premier secrétaire du PS François Hollande. Ségolène Royal, poursuit M. Lamdaoui, a "défendu un programme en lequel elle ne croyait pas, et cela tout le monde l'a ressenti". 

Si Mme Royal "veut jouer un rôle", elle doit "donc s'adapter au PS. Pas l'inverse". Dans la rénovation du PS, Ségolène Royal "a sa place". Il n'y en a "pas en revanche pour les traîtres qui guettent des portefeuilles ministériels, ou ceux qui, au lieu de réserver leurs flèches à la droite, veulent le scalp de François Hollande, tels Gaëtan Gorce ou Jean-Luc Mélenchon", dit-il. 


source : Yahoo Actualités
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Samedi 25 août 2007
rocard.jpgL'ancien Premier ministre socialiste Michel Rocard estime, dans un entretien au Parisien à paraître samedi, que "le PS n'est plus en situation de gouverner".

"Mon sentiment principal est que le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner, à la différence de la plupart des autres partis socialistes européens", déclare M. Rocard. 

M. Rocard explique les difficultés actuelles du PS par le fait que "ce parti est né en 1905 sur une ambiguïté qu'il n'a jamais levée : il ne sait toujours pas s'il doit accepter l'économie de marché où s'il doit +tout casser+. Résultat : (...) on vient de perdre non pas une mais trois élections présidentielles de suite parce qu'on ne sait plus quoi dire".

Interrogé sur les raisons de sa décision de s'impliquer dans le nouveau club de gauche "Les Gracques", devant lequel il prendra la parole dimanche, M. Rocard a répondu: "Dans la déshérence de la gauche française, il faut des lieux où on pense et cela ne peut pas être dans les partis", ajoutant : "Je me suis aperçu de manière indiscutable qu'on ne peut pas réfléchir dans des conditions soumises à des votes". 


source : Yahoo Actualités
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Mardi 21 août 2007

1787222031-sondage-dsk-prefere-pour-diriger-la-gauche-royal-en-baisse.jpgDominique Strauss-Kahn est jugé par une majorité de 30% de Français, comme "le meilleur leader pour la gauche au cours des années qui viennent", selon un sondage LH2 marquant un recul de popularité de Ségolène Royal, à paraître mercredi dans Libération.

30% des personnes interrogées placent l'ex-ministre PS en tête de liste des personnalités à même de diriger la gauche dans l'avenir, soit un taux semblable au sondage LH2 de juin. Le député PS du Val-d'Oise, qui brigue aujourd'hui la direction du Fonds monétaire international (FMI) devance de loin l'ex-candidate à la présidentielle qui, à 15%, perd 6 points (21% en juin). 

Le dirigeant de la LCR Olivier Besancenot se glisse à la troisième place (8%) devançant d'un point le maire PS de Paris Bertrand Delanoë. Lors de la dernière vague LH2, tous deux étaient à égalité à 7%. Tous les autres (Laurent Fabius, François Hollande...) sont à 4% ou moins.

Auprès des seuls sympathisants de gauche, DSK et Ségolène Royal font jeu égal à 24%, le premier gagnant 4 points et la seconde en perdant 5 par rapport à juin. En revanche, la présidente de Poitou-Charentes reste la préférée des sympathisants socialistes pour ce rôle de leader de la gauche avec 31% (-1) contre 27% (+4) à celui qui fut son rival malheureux dans les primaires socialistes pour l'investiture présidentielle.

Interrogés sur les priorités de la gauche, l'ensemble des Français (36%) comme les sympathisants de gauche (36%) et les sympathisants socialistes (38%) placent en tête "élaborer des programmes clairs". Deuxième urgence, pour les Français : faire monter une nouvelle génération de responsables (30%). Les sympathisants socialistes sont à 37% d'accord avec cette nécessité, mais pas les sympathisants de gauche (31%) qui placent devant "être plus proche des gens en difficulté sociale" et "consulter davantage les gens".

Sondage réalisé les 17 et 18 août par téléphone auprès de 1.007 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Notice détaillée disponible auprès de la commission des sondages. 

source : Yahoo Actualités

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Lundi 20 août 2007
 
royal-colere.jpgSÉGOLÈNE ROYAL n'aura pas laissé François Hollande faire sa rentrée tout seul avant les autres socialistes. L'ancienne candidate, en maillot de bain, lunettes de soleil, se baignant dans la mer Méditerranée, a fait la une, hier, du Journal du dimanche. En juillet, elle s'était indignée de la parution de photos similaires, en une de Paris Match, son avocat ayant dénoncé alors un « voyeurisme vulgaire ». Contradiction Royal ...

Une semaine avant son discours de rentrée dans son fief de Melle (Deux-Sèvres) samedi, Ségolène Royal, « apaisée » et « requinquée », a livré quelques confidences au JDD. « J'ai attendu pour faire mon autocritique, mais je la fais. Pour rebondir, redémarrer », dit-elle en reconnaissant des « dysfonctionnements et des erreurs » dans sa campagne. « Entre la campagne interne du PS et la vraie campagne, j'ai été sur la brèche pendant presque un an, comme à marche forcée. J'ai dû gérer, parfois à la hâte, des déséquilibres. »

«Une étrange défaite»

Le JDD dévoile aussi le titre provisoire du livre que Ségolène Royal publiera à l'automne chez Grasset : Une étrange défaite. Un titre qui rappelle celui de l'ouvrage de l'historien Marc Bloch, L'Étrange Défaite, sur la déroute de l'armée française en 1940. Pour Ségolène Royal, la page des divisions internes semble tournée : « Le temps n'est plus aux règlements de comptes. Les comportements passés appartiennent au passé. Ressasser, c'est de l'énergie perdue », assure-t-elle. Décidée à « réinvestir » le champ politique, Ségolène Royal se rendra en septembre à la fête de l'Unita en Italie. Elle a aussi prévu un déplacement au Québec.

Alors que, au lendemain de l'élection présidentielle, elle voulait clairement prendre la tête du Parti socialiste, elle temporise désormais, jugeant le congrès « lointain » : « Je ne suis pas du tout dans ces stratégies. » Pas question en tout cas de créer un « courant » au sein du PS. « J'ai été candidate au nom de tous les socialistes. Pourquoi devrais-je m'enfermer dans un courant ? »

Mais qui l'aurait vraiment cru capable de créer un nouveau courant au PS ?


source : Le Figaro
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