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Mardi 31 juillet 2007
Le domicile de Ségolène Royal à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a été cambriolé dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-on appris de source policière. Une centaine d'euros et un ordinateur portable y ont été dérobés. (Publicité) L'alerte a été donnée par le fils de l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle, qui a découvert ce modeste fric-frac. Selon les premiers éléments de l'enquête, le ou les voleurs se seraient introduits dans l'appartement en passant par une baie vitrée donnant accès au logement. Le Service départemental de police judiciaire (SDPJ) des Hauts-de-Seine a été chargé des investigations. La Direction régionale de la Police judiciaire de Paris se refusait à tout commentaire. "Aucun document sensible n'a disparu", selon une source proche de l'enquête citée par "Le Parisien/Aujourd'hui en France" qui a révélé l'information. Le domicile de la présidente de la région Poitou-Charentes avait déjà été "visité" il y a près d'un an pendant les vacances du couple Royal-Hollande, sans qu'il y ait vol. Le 18 août dernier, la candidate à l'investiture socialiste avait alors reproché au ministère de l'Intérieur d'avoir divulgué l'information qu'elle souhaitait garder confidentielle, ce que la place Beauvau avait démenti.


source : Yahoo! Actualités

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Vendredi 27 juillet 2007
villepin.jpgDominique de Villepin a été mis en examen vendredi 27 juillet dans l'affaire Clearstream, notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse", "recel de vol et d'abus de confiance" et "complicité d'usage de faux".
L'ancien Premier ministre UMP est arrivé à 9h40 au pôle financier de Paris avec ses deux avocats, Mes Olivier d'Antin et Luc Brossollet. Il a été entendu par les magistrats durant 50 minutes. Dominique de Villepin est poursuivi pour "complicité de dénonciation calomnieuse, recel de vol et d'abus de confiance, complicité d'usage de faux" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons, qui instruisent un dossier politico-judiciaire devenu une affaire d'Etat.

Dominique de Villepin est ressorti vers 11h10. "Je tiens à redire ce matin qu'à aucun moment je n'ai demandé d'enquête sur des personnalités politiques, qu'à aucun moment, je n'ai participé à une quelconque manoeuvre politique", a-t-il déclaré aux journalistes présents.
"J'ai agi pour faire face à des menaces internationales, j'ai agi pour faire face à des menaces contre nos intérêts économiques: c'est strictement dans ce cadre que j'ai agi. C'était mon devoir comme ministre", a-t-il poursuivi.
Selon un de ses avocats, il a déclaré aux juges qu'il ne répondrait pas à leurs questions avant "de prendre connaissance du dossier".
Convoqué depuis début juillet, l'ancien Premier ministre est soupçonné pour des faits commis en 2004 alors qu'il était successivement ministre des Affaires étrangères puis de l'Intérieur du gouvernement Raffarin. Les juges Henri Pons et Jean-Marie d'Huy suspectent en effet Dominique de Villepin d'avoir organisé une manipulation politique visant à discréditer ses adversaires au premier lieu desquels Nicolas Sarkozy qui se positionnait pour la course à l'Elysée.
Dominique de Villepin aurait ainsi eu recours à des fichiers falsifiés de la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream afin de dénoncer à la justice l'existence de comptes bancaires à l'étranger, alimentés par des pots-de-vin, au nom de plusieurs personnalités du monde politique.

Des faits que l'ancien Premier ministre dément vigoureusement. "J'ai été victime (...) de calomnies et de mensonges", a-t-il dit le 22 décembre dernier à l'issue d'une première audition de 17 heures en tant que témoin assisté. Au cours de cette audition, il a notamment déclaré n'avoir "jamais eu les listings Clearstream en main" et n'avoir "jamais évoqué cette affaire avec le président de la République" Jacques Chirac.
Autant de déclarations mises à mal depuis par la découverte de notes du général Philippe Rondot, ancien responsable de la coordination du renseignement au ministère de la Défense, chargé par Dominique de Villepin le 9 janvier 2004 de mener une enquête discrète sur ces listings que le corbeau présumé de l'affaire, Jean-Louis Gergorin, alors un vice-président d'EADS, lui avait remis.
Entendu à deux reprises la semaine dernière, Jean-Louis Gergorin a ainsi dit aux juges que le 1er janvier 2004, Dominique de Villepin lui a demandé une note de synthèse sur l'affaire Clearstream à destination de Jacques Chirac.
Huit jours plus tard, c'est à la demande expresse du chef de l'Etat que Dominique de Villepin aurait chargé le général Rondot d'une "enquête discrète" sur l'affaire Clearstream.

Devant les juges, Jean-Louis Gergorin, a également confirmé avoir eu neuf rendez-vous sur l'affaire Clearstream entre février et novembre 2004 avec Dominique de Villepin. C'est à la demande de l'ancien ministre, sur "instruction du président de la République", que Jean-Louis Gergorin dit avoir saisi un juge, en l'occurrence Renaud Van Ruymbeke, de ce dossier. Lors de son dernier interrogatoire, Jean-Louis Gergorin a déclaré qu'en lui "transmettant cette 'instruction', (Dominique de Villepin) était totalement convaincu de la réalité des listings Clearstream et du fait que les investigations judiciaires qu'il me demandait de provoquer allait aboutir à des résultats rapides".
L'ancien responsable d'EADS a cependant démenti le contenu d'une note datée du 30 juin 2004 dans laquelle le général Rondot rapporte une conversation avec l'informaticien Imad Lahoud selon lequel Gergorin avait reçu des "instructions de Dominique de Villepin 'de balancer Nicolas Sarkozy'". Des faits également démentis par Imad Lahoud lors de son audition jeudi dernier. Tous deux sont mis en examen dans ce dossier.

Dominique de Villepin pourrait contester la compétence des juges de droit commun dans cette affaire s'il estime que les faits qui lui sont reprochés ont été commis dans l'exercice de ses fonctions et relèvent dans ce cas de la seule Cour de justice de la République (CJR). S'il a noté dans le communiqué annonçant sa convocation "qu'il a agi strictement dans le cadre de ses fonctions de ministre", Dominique de Villepin brouille cependant le message quant à sa stratégie de défense en acceptant de se rendre à la convocation des juges.
Il s'agit en effet de savoir si les faits reprochés à Dominique de Villepin sont détachables de ses fonctions ministérielles ou non. Son cas est sujet à interprétation dans le monde judiciaire. En tout état de cause, même s'il est mis en examen, il peut saisir la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris pour contester la compétence de la justice ordinaire. Et ce tout au long de l'enquête. Avant Dominique de Villepin, l'ancien Premier ministre Alain Juppé a déjà été poursuivi, mais pour des faits antérieurs à toute fonction ministérielle. Quant à l'ancien Premier ministre Laurent Fabius, son cas a relevé, sans discussion aucune, de la CJR dans l'affaire du sang contaminé.


source : Nouvel Obs
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Jeudi 26 juillet 2007

329264.jpgL'ancien Premier ministre Michel Rocard confirme, dans un entretien à Paris-Match à paraître jeudi 26 juillet, avoir demandé à Ségolène Royal de retirer sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 pour prendre sa place, au motif qu'"elle était fichue".

Interrogé pour savoir si ces faits sont exacts, Michel Rocard répond :

"Bien sûr! C'était à la veille du blocage des parrainages des maires pour la liste des candidats (en mars 2007, NDLR). Il n'y avait plus rien à faire, elle était fichue, c'était visible. Je savais que je restais toujours parmi les cinq ou six socialistes en tête des sondages... C'était une possibilité d'éviter la défaite. Mais il était peu probable qu'elle dise oui"
Selon lui, la candidate lui a répondu "que si elle se désistait, ce serait au profit du premier secrétaire" François Hollande. "Une sottise", ajoute-t-il.

L'anecdote avait été rapportée dans un livre d'entretiens, avec le journaliste Gérard Leclerc, du député PS Claude Bartolone, paru fin juin ("une élection 'imperdable'", éditions de l'Archipel).
L'ex-Premier ministre de François Mitterrand dit ne pas vouloir "(s')exprimer sur Ségolène Royal".
Mais il glisse que,
"le charme et l'innovation ne jouent en rien (...) pour aider à la paix au Moyen-Orient ou à la stabilisation du dollar et de l'euro"
et estime que si Dominique Strauss-Kahn avait été le candidat socialiste, "au moins, la défaite n'aurait pas été certaine".

Parlant de manière allusive du projet du PS pour la présidentielle et de celui de la candidate, l'eurodéputé, qui dit retrouver "une vie normale" après un accident vasculaire cérébral au début du mois, Michel Rocard déclare: "Compte tenu de ce que l'on a osé appeler un programme, je ne peux pas dire que la défaite ait été une surprise. Tout candidat appuyé sur un projet insortable aurait subi le même".

Selon lui, le PS "a produit un discours collectif inconséquent et disparate" car "la gauche française ne s'est toujours pas défaite de son rêve d'économie administrée". "Il faudra des années pour construire une pensée critique de l'économie de marché", ajoute-t-il.


source : Nouvel Obs
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Mardi 24 juillet 2007
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"Nicolas Sarkozy a une autre façon de faire de la politique, jamais empreinte de langue de bois, en marge des circonlocutions oratoires qui ont traditionnellement cours dans la vie politique française (...) Je n'avais pas imaginé une approche aussi dénuée de fioritures et j'ignorais également le volume de sa capacité de travail et le degré de connaissance et de maîtrise des dossiers qu'il traite"
Bernard Kouchner
 
source : Nouvel Obs
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Mardi 24 juillet 2007
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"Je constate une chose: cela fait 10 ans que tout le monde en parle, que tout le monde dit que c'est une situation inacceptable. Cela fait deux mois qu'il y a un président de la République en France qui s'implique personnellement sur ce dossier, et ce matin il y a la libération des infirmières bulgares"
Christian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'outre-mer
 
source : 20 Minutes

Segoroyal

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Mardi 24 juillet 2007
Les infirmières Bulgares détenues en Libye ont été libérées. C'est, sans conteste, une nouvelle victoire pour Nicolas Sarkozy qui s'était fortement impliqué dans cette affaire.

large-489164.jpg Le chef de l'Etat a téléphoné plusieurs fois, cette semaine, au Colonel Kadhafi, à qui il avait affirmé qu'il ne mettrait pas les pieds en Libye tant que les infirmières Bulgares et le médecin Palestinien n'étaient pas libérés.

C'est chose faite !

Selon une source officielle libyenne, M. Sarkozy est attendu mercredi à Syrte pour des entretiens avec le colonel Kadhafi, une visite que la présidence française n'a pas confirmé. Mme Sarkozy et M. Guéant s'étaient déjà rendus en Libye le 12 juillet pour rendre visite aux infirmières accusées depuis 1999 d'avoir inoculé le virus du sida à 438 enfants de Benghazi, deuxième ville de Lib ye, dont 56 sont décédés. Les infirmières Kristiana Valtcheva, Nassia Nenova, Valia Tcherveniachka, Valentina Siropoulo et Snejana Dimitrova, ainsi que le médecin Achraf Joumaa Hajouj, ont toujours clamé leur innocence, affirmant que leurs aveux avaient été arrachés sous la torture. Ils ont reçu le soutien de deux des chercheurs les plus éminents sur le virus, les spécialistes français Luc Montagnier et italien Vittorio Colizzi, pour qui la contamination résultait de mauvaises conditions d'hygiène.

A Paris, le collectif de familles des victimes françaises de l'attentat libyen de 1989 contre un avion DC-10 de la compagnie UTA, a demandé qu'on se montre "vigilant" afin que ce dossier ne fasse pas les frais des efforts pour la libération des infirmières bulgares. En 1989, six Libyens, dont un beau-frère du colonel Mouammar Kadhafi, ont été condamnés à perpétuité par la justice française pour cet attentat, qui avait fait 170 morts, de dix-sept nationalités différentes, dont 54 Français, dans le désert du Ténéré (Niger).


source : 7sur7.be

Segoroyal

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Jeudi 19 juillet 2007
374a6f957340c7fcbe73aab9accca1ea-29.jpgParis Match vend 800 000 exemplaires sans être poursuivi par Ségolène Royal.

Ségolène Royal ne déposera pas plainte contre Paris Match pour les photos de vacances du précédent numéro… Qui s'est vendu à plus de 800 000 exemplaires !
Les politiques sont décidemment un bon placement pour les magazines people.

Selon une source proche de la rédaction, et contrairement à ce qu'elle avait promis la semaine dernière, Ségolène Royal a annoncé à Paris Match qu'elle n'assignerait pas l'hebdomadaire en justice pour « atteinte à l'intimité de la vie privée » suite à la publication d'une série de photos d'elle et sa fille en vacances en Corse.

L'ex-candidate socialiste aurait appelé le journal ce mercredi matin pour les informer de sa décision. Un tirage exceptionnel ! Une nouvelle à laquelle certains s'attendaient, se souvenant de l'absence de plainte pour des photos du même type avec François Hollande l'été dernier en Une de VSD et Public, et qui prend une tournure ironique quand on sait que le numéro du jeudi 12 au mercredi 18 juillet 2007, en Une duquel apparaissait la présidente de la région Poitou-Charentes, s'est vendu à plus de 800 000 exemplaires ! 

Bref, l'ex-candidate se ridiculise une nouvelle fois !

source : Marianne

Segoroyal

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Jeudi 19 juillet 2007
Christophe Barbier (LCI) analyse le "mea minima culpa" de Ségolène Royal qui n’est pas en soi une réelle autocritique de la campagne présidentielle. Royal a saisi l’occasion pour tirer sur ses adversaires, pour ne soigneusement pas remettre en question la politique plus large du Parti et surtout pour préparer à la fois son retour à la case départ puis sa prise de pouvoir au sein du PS.


source : Agoravox

Segoroyal

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Mardi 17 juillet 2007
Mauvaise préparation, coups bas venus du parti et. responsabilité individuelle: les causes de l’échec de Ségolène Royal à la présidentielle sont multiples, expliquent les militants socialistes.
"Pourquoi Ségolène Royal a-t-elle perdu ? Parce qu’elle n’est pas bonne ! (...) elle n’a pas su s’adresser à cette opinion (...) Elle n’avait de toute façon pas l’étoffe.»
Charles-Henri, Toulouse
«Je me suis dit qu’à mon âge, 67 ans, une femme présidente serait une bonne chose, je l’ai soutenue. Puis je l’ai vue, sans projet, face à la machine bien structurée de l’UMP. (...) simple liseuse de fiche, sans tripes (...) On la voyait tous les jours inventer des arguments. Elle n’est pas crédible»
Pierre Deltedesco
"Elle a perdu parce qu’elle ne croyait pas aux idées qu’elle avançait, comme le Smic à 1500 euros."
Nicolas Tissot, secrétaire fédéral aux entreprises
«Manque de lisibilité (...) Elle a peut-être voulu trop bien faire (...) cela fait des années qu’on explique, au PS, que les slogans sont archaïques.»
Christian Imbert
"On ne gagne pas une élection six mois avant. Les élections, c’est du travail, et il faut commencer le lendemain des élections précédentes (...) Pour interpeller les gens sur Internet, il faut le faire très en avance afin d’avoir une vision juste des choses (...) programme flou (...) improvisation"
Philippe Saurel, 49 ans, chirurgien dentiste et conseiller municipal
«Les interrogations pendant les primaires sur ses compétences ont laissé des traces dans l’opinion publique»
Hussein Bourgi
«Lorsque Hollande parle de 4000 euros, il la savonne. En face, pas une fausse note !»
Philippe Saurel
«Pas assez attachée à la gauche! (...) Le début de campagne était favorable, avec des thématiques comme le droit opposable au logemen, mais Ségolène Royal n’a pas su rebondir sur ces sujets, elle a plutôt suivi la droite sur son terrain, même dans les mots. Elle a perdu au deuxième tour, mais c’est limite une bataille culturelle que la gauche a perdu»
les jeunes socialistes du Bas-Rhin
«Le débat avec François Bayrou dans l’entre-deux-tours a été un pavé dans la mare. Que ce soit l’UDF, le MoDem ou le Nouveau Centre, ces gens-là restent de droite ! On ne pouvait pas laisser entendre qu’on pouvait gouverner avec eux.»
Karim, 21 ans, commercial dans la publicité
«Son aventure avec Désirs d’avenir a été un mauvais choix stratégique (...) Lors de leurs débats à Strasbourg, ils n’osaient pas afficher le poing et la rose. Sarkozy s’assumait à droite alors que nous, on ne s’assumait pas à gauche.»
Emmanuel Jacob, militant PS depuis dix ans et secrétaire d’une section strasbourgeoise


source : Libération

Segoroyal

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Lundi 16 juillet 2007
1811646114-le-ps-suspendra-les-participants-titre-personnel-aux-commissions-du.jpgL'ancien ministre socialiste Jack Lang a annoncé lundi qu'il acceptait de siéger au comité de réflexion sur une réforme des institutions installé par Nicolas Sarkozy, une décision réprouvée avant même son annonce par les dirigeants d'un PS en pleine crise.

"Après avoir mûrement réfléchi, ma réponse est oui", a déclaré M. Lang à TF1. Son entourage avait annoncé sa décision à l'AFP peu avant l'ouverture du journal télévisé.

Ce comité, que le président Sarkozy a voulu "au-dessus des partis", doit envisager d'importantes réformes, dont une éventuelle dose de proportionnelle au Parlement ou la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement.

Il sera présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur mais comptera des personnalités de gauche, outre M. Lang, une nouvelle manifestation de "l'ouverture" pratiquée par M. Sarkozy, qui a déjà rassemblé au sein de son gouvernement plusieurs socialistes, dont Bernard Kouchner (Affaires étrangères).

"La constitution n'appartient ni à un clan ni à un parti", et "c'est l'un des combats de ma vie", a dit M. Lang à TF1. "Chacun, quelle que soit sa famille de pensée, a le devoir d'apporter sa pierre à la refondation de notre constitution", a-t-il expliqué pour justifier son choix.

"Je suis un homme libre et fidèle (...) Je n'entre pas au gouvernement" a-t-il ajouté, jugeant qu'il est possible de "travailler dans l'intérêt supérieur du pays sans renoncer à ses convictions".

Le juriste et ex-député socialiste européen Olivier Duhamel, et le constitutionnaliste proche de Michel Rocard, Guy Carcassonne, ont confirmé qu'ils feraient partie du comité.

L'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin Olivier Schrameck a été sollicité mais n'a pas fait part de sa décision.

M. Lang avait réservé sa réponse depuis plusieurs jours. "J'ai posé quelques questions sur deux ou trois points, j'attends des réponses", avait-il dit samedi, alors que l'affaire avait aggravé la crise au PS, en plein débat sur sa "refondation" après son échec à la présidentielle.

La direction du PS avait en effet voté mardi à l'unanimité une motion stipulant la suspension temporaire de toute personnalité participant à titre personnel à une commission mise en place par le gouvernement.

Prenant les devants, le député du Pas-de-Calais avait démissionné le lendemain du secrétariat national du PS. Jeudi, il appelait à la démission "collective" de la direction du parti.

En ouvrant le chantier de réforme des institutions, lors d'un discours prononcé jeudi à Epinal, Nicolas Sarkozy avait rendu un hommage appuyé à M. Lang.

"Je veux, dans les circonstances actuelles, lui dire que je rends hommage à son sens de l'intérêt général, et lui témoigner mon respect et mon estime, à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l'un ni l'autre, lui reprochant simplement d'être un homme ouvert, ouvert d'esprit et ouvert de pratique", avait dit M. Sarkozy.

Le comité, avait expliqué le chef de l'Etat, étudiera la possibilité que le président "puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et rendre compte de ses résultats". Il examinera une limitation du nombre de mandats présidentiels, et "discutera de l'introduction d'une dose de proportionnelle" à l'Assemblée ou au Sénat.

M. Sarkozy, qui installera mercredi ce comité de 12 à 15 membres, consultera dès mardi les partis politiques pour recueillir leurs "observations et leurs suggestions" sur ce sujet.

Le comité doit remettre ses propositions "d'ici au 1er novembre".


source : Yahoo Actualités

Segoroyal

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