source : Yahoo! Actualités
Dominique de Villepin a été mis
en examen vendredi 27 juillet dans l'affaire Clearstream, notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse", "recel de vol et d'abus de confiance" et
"complicité d'usage de faux".
L'ancien Premier ministre Michel Rocard confirme, dans un entretien à Paris-Match à paraître jeudi 26 juillet, avoir demandé à Ségolène Royal de retirer sa candidature à
l'élection présidentielle de 2007 pour prendre sa place, au motif qu'"elle était fichue".
Interrogé pour savoir si ces faits sont exacts, Michel Rocard répond :
"Bien sûr! C'était à la veille du blocage des parrainages des maires pour la liste des candidats (en mars 2007, NDLR). Il n'y avait plus rien à faire, elle était fichue, c'était visible. Je savais que je restais toujours parmi les cinq ou six socialistes en tête des sondages... C'était une possibilité d'éviter la défaite. Mais il était peu probable qu'elle dise oui"Selon lui, la candidate lui a répondu "que si elle se désistait, ce serait au profit du premier secrétaire" François Hollande. "Une sottise", ajoute-t-il.
"le charme et l'innovation ne jouent en rien (...) pour aider à la paix au Moyen-Orient ou à la stabilisation du dollar et de l'euro"et estime que si Dominique Strauss-Kahn avait été le candidat socialiste, "au moins, la défaite n'aurait pas été certaine".
"Nicolas Sarkozy a une autre façon de faire de la politique, jamais empreinte de langue de bois, en marge des circonlocutions oratoires qui ont traditionnellement cours dans la vie politique française (...) Je n'avais pas imaginé une approche aussi dénuée de fioritures et j'ignorais également le volume de sa capacité de travail et le degré de connaissance et de maîtrise des dossiers qu'il traite"
source : Nouvel ObsBernard Kouchner
"Je constate une chose: cela fait 10 ans que tout le monde en parle, que tout le monde dit que c'est une situation inacceptable. Cela fait deux mois qu'il y a un président de la République en France qui s'implique personnellement sur ce dossier, et ce matin il y a la libération des infirmières bulgares"
source : 20 MinutesChristian Estrosi, secrétaire d'Etat à l'outre-mer
Le chef
de l'Etat a téléphoné plusieurs fois, cette semaine, au Colonel Kadhafi, à qui il avait affirmé qu'il ne mettrait pas les pieds en Libye tant que les infirmières Bulgares et le médecin Palestinien
n'étaient pas libérés.
Paris Match vend 800 000 exemplaires sans être poursuivi par Ségolène Royal."Pourquoi Ségolène Royal a-t-elle perdu ? Parce qu’elle n’est pas bonne ! (...) elle n’a pas su s’adresser à cette opinion (...) Elle n’avait de toute façon pas l’étoffe.»
Charles-Henri, Toulouse
«Je me suis dit qu’à mon âge, 67 ans, une femme présidente serait une bonne chose, je l’ai soutenue. Puis je l’ai vue, sans projet, face à la machine bien structurée de l’UMP. (...) simple liseuse de fiche, sans tripes (...) On la voyait tous les jours inventer des arguments. Elle n’est pas crédible»
Pierre Deltedesco
"Elle a perdu parce qu’elle ne croyait pas aux idées qu’elle avançait, comme le Smic à 1500 euros."
Nicolas Tissot, secrétaire fédéral aux entreprises
«Manque de lisibilité (...) Elle a peut-être voulu trop bien faire (...) cela fait des années qu’on explique, au PS, que les slogans sont archaïques.»
Christian Imbert
"On ne gagne pas une élection six mois avant. Les élections, c’est du travail, et il faut commencer le lendemain des élections précédentes (...) Pour interpeller les gens sur Internet, il faut le faire très en avance afin d’avoir une vision juste des choses (...) programme flou (...) improvisation"
Philippe Saurel, 49 ans, chirurgien dentiste et conseiller municipal
«Les interrogations pendant les primaires sur ses compétences ont laissé des traces dans l’opinion publique»
Hussein Bourgi
«Lorsque Hollande parle de 4000 euros, il la savonne. En face, pas une fausse note !»
Philippe Saurel
«Pas assez attachée à la gauche! (...) Le début de campagne était favorable, avec des thématiques comme le droit opposable au logemen, mais Ségolène Royal n’a pas su rebondir sur ces sujets, elle a plutôt suivi la droite sur son terrain, même dans les mots. Elle a perdu au deuxième tour, mais c’est limite une bataille culturelle que la gauche a perdu»
les jeunes socialistes du Bas-Rhin
«Le débat avec François Bayrou dans l’entre-deux-tours a été un pavé dans la mare. Que ce soit l’UDF, le MoDem ou le Nouveau Centre, ces gens-là restent de droite ! On ne pouvait pas laisser entendre qu’on pouvait gouverner avec eux.»
Karim, 21 ans, commercial dans la publicité
«Son aventure avec Désirs d’avenir a été un mauvais choix stratégique (...) Lors de leurs débats à Strasbourg, ils n’osaient pas afficher le poing et la rose. Sarkozy s’assumait à droite alors que nous, on ne s’assumait pas à gauche.»
Emmanuel Jacob, militant PS depuis dix ans et secrétaire d’une section strasbourgeoise
L'ancien ministre socialiste Jack Lang a annoncé lundi qu'il acceptait de
siéger au comité de réflexion sur une réforme des institutions installé par Nicolas Sarkozy, une décision réprouvée avant même son annonce par les dirigeants d'un PS en pleine crise.
"Après avoir mûrement réfléchi, ma réponse est oui", a déclaré M. Lang à TF1. Son entourage avait annoncé sa décision à l'AFP peu avant l'ouverture du journal télévisé.
Ce comité, que le président Sarkozy a voulu "au-dessus des partis", doit envisager d'importantes réformes, dont une éventuelle dose de proportionnelle au Parlement ou la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement.
Il sera présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur mais comptera des personnalités de gauche, outre M. Lang, une nouvelle manifestation de "l'ouverture" pratiquée par M. Sarkozy, qui a déjà rassemblé au sein de son gouvernement plusieurs socialistes, dont Bernard Kouchner (Affaires étrangères).
"La constitution n'appartient ni à un clan ni à un parti", et "c'est l'un des combats de ma vie", a dit M. Lang à TF1. "Chacun, quelle que soit sa famille de pensée, a le devoir d'apporter sa pierre à la refondation de notre constitution", a-t-il expliqué pour justifier son choix.
"Je suis un homme libre et fidèle (...) Je n'entre pas au gouvernement" a-t-il ajouté, jugeant qu'il est possible de "travailler dans l'intérêt supérieur du pays sans renoncer à ses convictions".
Le juriste et ex-député socialiste européen Olivier Duhamel, et le constitutionnaliste proche de Michel Rocard, Guy Carcassonne, ont confirmé qu'ils feraient partie du comité.
L'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin Olivier Schrameck a été sollicité mais n'a pas fait part de sa décision.
M. Lang avait réservé sa réponse depuis plusieurs jours. "J'ai posé quelques questions sur deux ou trois points, j'attends des réponses", avait-il dit samedi, alors que l'affaire avait aggravé la crise au PS, en plein débat sur sa "refondation" après son échec à la présidentielle.
La direction du PS avait en effet voté mardi à l'unanimité une motion stipulant la suspension temporaire de toute personnalité participant à titre personnel à une commission mise en place par le gouvernement.
Prenant les devants, le député du Pas-de-Calais avait démissionné le lendemain du secrétariat national du PS. Jeudi, il appelait à la démission "collective" de la direction du parti.
En ouvrant le chantier de réforme des institutions, lors d'un discours prononcé jeudi à Epinal, Nicolas Sarkozy avait rendu un hommage appuyé à M. Lang.
"Je veux, dans les circonstances actuelles, lui dire que je rends hommage à son sens de l'intérêt général, et lui témoigner mon respect et mon estime, à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l'un ni l'autre, lui reprochant simplement d'être un homme ouvert, ouvert d'esprit et ouvert de pratique", avait dit M. Sarkozy.
Le comité, avait expliqué le chef de l'Etat, étudiera la possibilité que le président "puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et rendre compte de ses résultats". Il examinera une limitation du nombre de mandats présidentiels, et "discutera de l'introduction d'une dose de proportionnelle" à l'Assemblée ou au Sénat.
M. Sarkozy, qui installera mercredi ce comité de 12 à 15 membres, consultera dès mardi les partis politiques pour recueillir leurs "observations et leurs suggestions" sur ce sujet.
Le comité doit remettre ses propositions "d'ici au 1er novembre".
source : Yahoo Actualités
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