Je me demande pour quelles raisons Ségolène Royal n'apparait pas dans ce classement, je trouve qu'elle méritait largement la 3ème place ...
source : Le Figaro
Les proches de Ségolène Royal montent au créneau. Après la salve de critiques des derniers jours émanant de ténors du PS, notamment de Laurent Fabius, plusieurs partisans de l'ancienne candidate
ont mis le holà en dénonçant des "procès".
"Il faut que cessent les procès intentés à notre candidate", s'indigne jeudi dans un communiqué François Rebsamen, son ancien codirecteur de campagne. Il s'en prend clairement
sans le nommer à Laurent Fabius qui, dans un entretien au "Monde" publié jeudi, épingle le "triple déficit" de la candidate socialiste défaite, "présidentialité, crédibilité, collégialité".
"Les procès en crédibilité sont une injure faite à 17 millions d'électeurs. Les procès en présidentialité ne sont que l'expression de l'amertume personnelle créée par le choix fait par
les 250.000 militants socialistes", réplique M. Rebsamen.
De plus, poursuit-il, "les procès en collégialité sont difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives". Une allusion à la décision de
Laurent Fabius de défendre le "non" à la Constitution européenne en 2005, alors que les militants socialistes avaient choisi le "oui" lors d'un référendum interne.
"L'analyse des résultats de l'élection présidentielle de 2007 doit être faite dans sa perspective historique pour préparer l'avenir. Elle le sera", promet le maire de Dijon. Mais il faut que
"cessent les attaques individuelles et les règlements de compte aussi partiels que partiaux".
Delphine Batho, ancienne conseillère de la candidate, est également montée au front. "Il faut faire un exercice sérieux d'analyse de la séquence (...), mais ça ne peut pas se résumer à
des caricatures et des mises en cause qui reprennent la même musique qu'on a entendue pendant la primaire" au PS, a déclaré à l'Associated Press la jeune députée socialiste des
Deux-Sèvres, qui a hérité de la circonscription de Ségolène Royal. "C'est un peu court comme analyse".
Décidément, les socialistes ne changeront jamais ... attaques par communiqués de presse interposés, impossibilité de se parler en tête-à-tête ... pitoyable !
Laurent Fabius a annoncé qu’il démissionnait du bureau national du Parti socialiste pour «laisser la place aux
jeunes», imitant en cela Dominique Strauss-Kahn qui a déclaré qu'il le ferait à la rentrée.
Jean-Marc Ayrault a tenté mercredi de mettre sur pied une sorte de "shadow cabinet" au sein du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC) à l'Assemblée, censé être le fer de lance de l'opposition face à la puissante UMP mais l'initiative a été aussitôt contestée dans les rangs PS.
Fort de sa réélection lundi à la tête du groupe, Jean-Marc Ayrault avait promis la formation d'un "cabinet fantôme" sur le modèle britannique comprenant 15 membres, comme autant de pendants aux ministres du gouvernement Fillon.
Mais mercredi, il a dû ravaler ses prétentions. Plus question de "cabinet fantôme" - "Oh non!, je n'emploie pas ces mots-là!", s'est-il écrié alors même qu'il avait employé cette expression deux jours plus tôt.
La difficulté s'explique par les luttes internes au PS. Car un "shadow cabinet" est dirigé par un Premier ministre alternatif. Et là est tout le problème.
Compte tenu du calendrier que s'est donné le PS samedi dernier, le successeur de François
Hollande ne sera désigné que lors du congrès de 2008 et le candidat du PS à la présidentielle de 2012 ne doit être choisi qu'en 2010.
Dans ce contexte, impossible de désigner par avance un Premier ministre alternatif. "La tradition n'est-elle pas que le président (du cabinet fantôme) soit le Premier ministre alternatif?", s'est interrogé benoîtement Laurent Fabius, ajoutant: "Ce serait pour le coup, une novation dont il ne serait pas inutile de discuter avant d'en décider".
"S'il doit y avoir un shadow cabinet, c'est au parti qu'il doit être formé. On n'a jamais vu le groupe prendre l'ascendant sur le parti. Et le président du shadow cabinet ne peut pas être le président de groupe", a renchéri le fabiusien Claude Bartolone.
Devant ces difficultés, M. Ayrault a bâti un "contre-gouvernement" de 22 membres (15 hommes y compris lui-même et 7 femmes) dont la structure se fond avec celle du groupe, avec une 1ère vice-présidence confiée à Arnaud Montebourg, et une 2ème vice-présidence revenant au fabiusien Philippe Martin.
Les autres ont le titre de vice-président, chacun étant chargé d'un domaine d'action de l'activité gouvernementale.
Mais, mercredi, cette liste a été aussitôt mise à mal, les députés socialistes de la commission des Finances rejetant à l'unanimité la désignation de Jérôme Cahuzac, qui devait être le pendant de Christine Lagarde, pour lui préférer Jean-Louis Idiart.
"Le propre des membres de gouvernement, c'est d'être contesté", a confié un élu PS, en commentant ce coup de canif dans l'équipe concoctée par M. Ayrault.
Certains élus notaient en outre, pour s'en plaindre, la place importante faite aux soutiens de Ségolène Royal: la présidence du groupe à M. Ayrault, deux porte-parole, André Vallini et Aurélie Filippetti et la 1ère vice présidence à Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Mme Royal.
M. Montebourg a lui-même expliqué à l'AFP qu'en tant que "numéro 2 du groupe", il aurait "une large délégation" et était chargé sous le vocable de "prospective" de "la construction d'un laboratoire politique capable de répondre au gouvernement et de formuler des contre-propositions sur tous les sujets afin de bâtir une alternative et finalement l'alternance".
Dans la Vè République, il n'y a eu qu'une expérience de "contre gouvernement", en 1966 avec François Mitterrand. Ce fut un échec.
source : 20 Minutes
Laurent Fabius, qui se présente comme un "sage actif" qui veut "jouer collectif", a
estimé dans un entretien au Monde daté de jeudi que la gauche avait échoué à la présidentielle parce que Nicolas Sarkozy a été jugé "plus capable de présider le pays" que Ségolène Royal.
"Rien n’est jamais gagné à l’avance, mais je crois, oui, que la victoire était possible", a affirmé l'ancien ministre. Selon lui, "Nicolas Sarkozy a été élu en définitive sur un critère décisif: il a été jugé plus capable de présider le pays que Ségolène Royal".
"Nous avions de solides atouts. Quand notre candidate a été désignée par les militants, elle remportait jusqu’à 55% des suffrages dans les sondages et ceux-ci ont d’ailleurs pesé lourd dans sa désignation", a souligné M. Fabius, concurrent malheureux de Mme Royal lors de la primaire du PS.
"Il est malheureux qu’à l’issue de la campagne, le score soit tombé à 47%", a-t-il ajouté.
Selon lui, si le vote utile a fonctionné, "un triple déficit est apparu: présidentialité, crédibilité, collégialité".
"On ne gagne pas une élection présidentielle en demandant à chacun ce qu’il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein (...) tout en convainquant qu’on est soi-même capable de les conduire".
Rejetant les accusations selon lesquelles Ségolène Royal n'a pas été épaulée par les ténors du PS, il a estimé à l'inverse que la candidate a "choisi de tenir à l’écart les principaux responsables socialistes". "Pour ma part, j’étais totalement disponible et je le lui ai dit", affirme M. Fabius.
Quant à la critique de Mme Royal sur la proposition du SMIC à 1.500 euros qu'elle avait défendue pendant la campagne, M. Fabius a estimé que cela posait la question de "la sincérité en politique", de nature "quasi éthique".
Le député de Seine-maritime s'est dit par ailleurs "préoccupé par l’atmosphère délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes". "Pour ma part", a-t-il dit, "je continuerai à me tenir à l’écart des déclarations quotidiennes contradictoires, je serai un sage actif".
"J’ai la chance d’être en forme, de posséder une assez forte expérience, de me trouver à l’écoute de la population, comme l’a montré notamment la campagne législative. Je veux faire profiter de
tout cela, en jouant collectif", a-t-il précisé.
source : 20 Minutes
Le président du groupe PS et alliés, Jean-Marc Ayrault, a voulu qu'une quinzaine de personnes soient désignées pour suivre les grands domaines gouvernementaux.
Le groupe socialiste, radical et citoyen (SRC, le PS et ses alliés) de l'Assemblée nationale a mis en place ses instances qui constituent une sorte de
"contre-gouvernement" mercredi 27 juin.
"Sur chaque texte de loi, sur chaque initiative du gouvernement, ces responsables diront ce que nous en pensons, ce que nous ferions à la place du gouvernement si nous ne sommes pas d'accord avec
ce qu'il fait", a-t-il déclaré.
Les nouvelles instances du groupes SRC, qui comprennent un seul non socialiste, le radical de gauche Gérard Charasse, sont les suivantes :
Président : Jean-Marc Ayrault (coordination affaires étrangères et européennes)
Premier vice-président : Arnaud Montebourg (responsable de la commission prospective)
Second vice-président : Philippe Martin (développement durable, agriculture)
Vice-président de la commission prospective : Patrick Bloche (culture et Communication)
Porte-parole : André Vallini et Aurélie Filipetti
Trésorier : Christian Bataille
Trésorier-adjoint : David Habib
Vice-présidents :
François Brottes : responsable de la commission Affaires économiques
Patricia Adam : responsable de la commission de la Défense
Jerôme Cahuzac : responsable de la commission des Finances
Manuel Valls : responsable de la commission des Lois
George Pau-Langevin : immigration et co-développement
Sandrine Mazetier : éducation
Jean-Yve Le Bouillonnec : logement et ville
Victor Lurel : outre-mer
Bernard Roman : institutions
Marisol Touraine : protection sociale
Georges Gorce : travail
André Vidalies : entreprises
Michèle Delaunay : politique de l'âge, vieillissement
Pascal Terrasse : santé
Martine Lignières-Cassou : transports
Alain Claeys : enseignement supérieur
Jean-Yves Le Deault : recherche
Gérard Charasse : "sans portefeuille", coordination avec les
PRG
Geneviève Gaillard : environnement et économie sociale.
En conclusion :
Le Parti socialiste devrait choisir son candidat à la prochaine
présidentielle en 2010, soit deux ans avant l’échéance, a estimé mercredi François Hollande.
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