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Jeudi 19 juillet 2007
Christophe Barbier (LCI) analyse le "mea minima culpa" de Ségolène Royal qui n’est pas en soi une réelle autocritique de la campagne présidentielle. Royal a saisi l’occasion pour tirer sur ses adversaires, pour ne soigneusement pas remettre en question la politique plus large du Parti et surtout pour préparer à la fois son retour à la case départ puis sa prise de pouvoir au sein du PS.


source : Agoravox

Segoroyal

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Mardi 17 juillet 2007
Mauvaise préparation, coups bas venus du parti et. responsabilité individuelle: les causes de l’échec de Ségolène Royal à la présidentielle sont multiples, expliquent les militants socialistes.
"Pourquoi Ségolène Royal a-t-elle perdu ? Parce qu’elle n’est pas bonne ! (...) elle n’a pas su s’adresser à cette opinion (...) Elle n’avait de toute façon pas l’étoffe.»
Charles-Henri, Toulouse
«Je me suis dit qu’à mon âge, 67 ans, une femme présidente serait une bonne chose, je l’ai soutenue. Puis je l’ai vue, sans projet, face à la machine bien structurée de l’UMP. (...) simple liseuse de fiche, sans tripes (...) On la voyait tous les jours inventer des arguments. Elle n’est pas crédible»
Pierre Deltedesco
"Elle a perdu parce qu’elle ne croyait pas aux idées qu’elle avançait, comme le Smic à 1500 euros."
Nicolas Tissot, secrétaire fédéral aux entreprises
«Manque de lisibilité (...) Elle a peut-être voulu trop bien faire (...) cela fait des années qu’on explique, au PS, que les slogans sont archaïques.»
Christian Imbert
"On ne gagne pas une élection six mois avant. Les élections, c’est du travail, et il faut commencer le lendemain des élections précédentes (...) Pour interpeller les gens sur Internet, il faut le faire très en avance afin d’avoir une vision juste des choses (...) programme flou (...) improvisation"
Philippe Saurel, 49 ans, chirurgien dentiste et conseiller municipal
«Les interrogations pendant les primaires sur ses compétences ont laissé des traces dans l’opinion publique»
Hussein Bourgi
«Lorsque Hollande parle de 4000 euros, il la savonne. En face, pas une fausse note !»
Philippe Saurel
«Pas assez attachée à la gauche! (...) Le début de campagne était favorable, avec des thématiques comme le droit opposable au logemen, mais Ségolène Royal n’a pas su rebondir sur ces sujets, elle a plutôt suivi la droite sur son terrain, même dans les mots. Elle a perdu au deuxième tour, mais c’est limite une bataille culturelle que la gauche a perdu»
les jeunes socialistes du Bas-Rhin
«Le débat avec François Bayrou dans l’entre-deux-tours a été un pavé dans la mare. Que ce soit l’UDF, le MoDem ou le Nouveau Centre, ces gens-là restent de droite ! On ne pouvait pas laisser entendre qu’on pouvait gouverner avec eux.»
Karim, 21 ans, commercial dans la publicité
«Son aventure avec Désirs d’avenir a été un mauvais choix stratégique (...) Lors de leurs débats à Strasbourg, ils n’osaient pas afficher le poing et la rose. Sarkozy s’assumait à droite alors que nous, on ne s’assumait pas à gauche.»
Emmanuel Jacob, militant PS depuis dix ans et secrétaire d’une section strasbourgeoise


source : Libération

Segoroyal

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Lundi 16 juillet 2007
1811646114-le-ps-suspendra-les-participants-titre-personnel-aux-commissions-du.jpgL'ancien ministre socialiste Jack Lang a annoncé lundi qu'il acceptait de siéger au comité de réflexion sur une réforme des institutions installé par Nicolas Sarkozy, une décision réprouvée avant même son annonce par les dirigeants d'un PS en pleine crise.

"Après avoir mûrement réfléchi, ma réponse est oui", a déclaré M. Lang à TF1. Son entourage avait annoncé sa décision à l'AFP peu avant l'ouverture du journal télévisé.

Ce comité, que le président Sarkozy a voulu "au-dessus des partis", doit envisager d'importantes réformes, dont une éventuelle dose de proportionnelle au Parlement ou la possibilité pour le chef de l'Etat de s'exprimer devant le Parlement.

Il sera présidé par l'ancien Premier ministre Edouard Balladur mais comptera des personnalités de gauche, outre M. Lang, une nouvelle manifestation de "l'ouverture" pratiquée par M. Sarkozy, qui a déjà rassemblé au sein de son gouvernement plusieurs socialistes, dont Bernard Kouchner (Affaires étrangères).

"La constitution n'appartient ni à un clan ni à un parti", et "c'est l'un des combats de ma vie", a dit M. Lang à TF1. "Chacun, quelle que soit sa famille de pensée, a le devoir d'apporter sa pierre à la refondation de notre constitution", a-t-il expliqué pour justifier son choix.

"Je suis un homme libre et fidèle (...) Je n'entre pas au gouvernement" a-t-il ajouté, jugeant qu'il est possible de "travailler dans l'intérêt supérieur du pays sans renoncer à ses convictions".

Le juriste et ex-député socialiste européen Olivier Duhamel, et le constitutionnaliste proche de Michel Rocard, Guy Carcassonne, ont confirmé qu'ils feraient partie du comité.

L'ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin Olivier Schrameck a été sollicité mais n'a pas fait part de sa décision.

M. Lang avait réservé sa réponse depuis plusieurs jours. "J'ai posé quelques questions sur deux ou trois points, j'attends des réponses", avait-il dit samedi, alors que l'affaire avait aggravé la crise au PS, en plein débat sur sa "refondation" après son échec à la présidentielle.

La direction du PS avait en effet voté mardi à l'unanimité une motion stipulant la suspension temporaire de toute personnalité participant à titre personnel à une commission mise en place par le gouvernement.

Prenant les devants, le député du Pas-de-Calais avait démissionné le lendemain du secrétariat national du PS. Jeudi, il appelait à la démission "collective" de la direction du parti.

En ouvrant le chantier de réforme des institutions, lors d'un discours prononcé jeudi à Epinal, Nicolas Sarkozy avait rendu un hommage appuyé à M. Lang.

"Je veux, dans les circonstances actuelles, lui dire que je rends hommage à son sens de l'intérêt général, et lui témoigner mon respect et mon estime, à un moment où il me semble que sa famille politique ne lui témoigne ni l'un ni l'autre, lui reprochant simplement d'être un homme ouvert, ouvert d'esprit et ouvert de pratique", avait dit M. Sarkozy.

Le comité, avait expliqué le chef de l'Etat, étudiera la possibilité que le président "puisse s'exprimer au moins une fois par an devant le Parlement pour expliquer son action et rendre compte de ses résultats". Il examinera une limitation du nombre de mandats présidentiels, et "discutera de l'introduction d'une dose de proportionnelle" à l'Assemblée ou au Sénat.

M. Sarkozy, qui installera mercredi ce comité de 12 à 15 membres, consultera dès mardi les partis politiques pour recueillir leurs "observations et leurs suggestions" sur ce sujet.

Le comité doit remettre ses propositions "d'ici au 1er novembre".


source : Yahoo Actualités

Segoroyal

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Lundi 16 juillet 2007
royal-colere.jpgSégolène Royal a reconnu lundi des "faiblesses" pour expliquer sa défaite à l'élection présidentielle, tout en se montrant décidée à participer à la "rénovation des idées socialistes" autour des valeurs qu'elle défend.

Mme Royal et son équipe se sont retrouvées dans une salle de l'Assemblée nationale pour une première réunion de travail post-élections: le matin avec une trentaine de membres de son équipe de campagne, et l'après-midi pour une réunion élargie aux parlementaires qui l'ont soutenue.

"C'était tout à fait passionnant", a assuré Arnaud Montebourg. Particulièrement dur à l'égard de son parti, il a expliqué qu'il s'agissait d'une "mise en perspective des retards stratégiques accumulés par le PS depuis une dizaine d'années", avec des intervenants extérieurs "qui nous ont regardés sombrer pendant toutes ces années".

"J'ai compris mes forces et mes faiblesses", a confié pour sa part à l'AFP l'ex-candidate, qui a employé plusieurs fois le mot "défaite" qu'elle évite d'ordinaire.

"Certes, nous avons perdu mais nous avons aussi fait des choses extrêmement positives. C'était une belle campagne, on en est fier", a-t-elle ajouté, incluant bizarrement Nicolas Sarkozy dans l'hommage en affirmant que les Français ont été "fiers de cette campagne, fiers de leurs deux candidats".

Côté forces, elle a rappelé que "même s'il y a eu défaite, il ne faut pas renoncer à tout ce qui a fait lever ce formidable élan pendant la campagne", insistant sur les "éléments refondateurs" qui se sont levés: la démocratie participative, la valeur travail, l'ordre juste... "Nous ne devons pas abandonner les raisons pour lesquelles tant de gens nous ont rejoints", a-t-elle déclaré.

Pour elle, "il faut continuer à travailler" sur ces éléments pour "continuer la refondation du parti" et rendre le PS plus "attractif".

Elle a reconnu, côté faiblesses, les difficultés de "traduction" de ces concepts et le "manque de réactivité", notamment à la télévision. Elle a regretté aussi que la "greffe avec le parti" dans la deuxième phase de campagne ait dû se faire "dans l'urgence".

L'ex candidate a indiqué qu'elle allait mettre en place "un groupe de coordination" et "des groupes de travail" autour des valeurs défendues et des "insuffisances des réponses concrètes apportées".

"Ce travail sera mis à disposition du parti socialiste", a-t-elle affirmé, précisant qu'une première synthèse en sera faite le 25 août à la Fête de la rose de Melle (Deux-Sèvres).

Elle a assuré qu'elle viendrait "régulièrement" restituer le produit de ces réflexions collectives devant "les instances du parti", en particulier "devant le bureau national du PS".

Mme Royal a confirmé qu'elle participerait à l'université d'été du PS, du 31 août au 2 septembre. "Mon action se situe à l'intérieur du Parti socialiste", a-t-elle martelé.

"J'ai confiance, je suis optimiste, nous allons reconstruire, nous allons rénover, accompagner la société française, répondre au désarroi et aux attentes des militants", a lancé Mme Royal, ajoutant à leur adresse : "Ne soyez pas désemparés !".

"Je suis là et bien là (...), je serai là et bien là au sein du parti socialiste !", a-t-elle encore déclaré.

Ses codirecteurs de campagne, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, ont relativisé l'échec de 2007 en l'incluant dans une mauvaise période pour la gauche, parlant de la nécessité d'une "analyse idéologique depuis 2002" (Bianco) ou notant que les tendances à l'échec "ne datent pas d'aujourd'hui" et que depuis 1993 "le PS ne vole pas de succès en succès" (Rebsamen).


source : Yahoo Actualités

Segoroyal

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Lundi 16 juillet 2007
article-SGE.PJX47.210607060725.photo00.photo.default-512x343.jpg
Ségolène Royal organise, ce lundi, la première réunion consacrée à l’analyse de sa campagne présidentielle. Et, bien sûr, à la suite des opérations politiques. Quelque 120 personnes ont été conviées dans la salle du groupe socialiste à l’Assemblée nationale : fidèles de l’équipe du «2-8-2», l’ex-QG de campagne, le matin, auxquels s’ajouteront élus et quelques «observateurs extérieurs», l’après-midi.

Les ambitions ont été revues à la baisse. «C’est une séance de travail, mais pas le séminaire qu’elle avait prévu au départ, explique un collaborateur. C’est une étape nécessaire.». Mais, aussi, pour préparer des lendemains politiques. «C’est un petit bilan-perspectives entre nous, élus et collaborateurs qui ont participé à l’aventure , dit une proche. Et qui participent à la suite.». Deux rapports introductifs d’analyse du scrutin devraient être présentés à cette occasion.

Ségolène Royal prononcera-t-elle enfin le mot de défaite, qu’elle a jusqu’ici rechigné à employer? Dimanche dernier, sur TF1, elle expliquait n’avoir pas procédé jusqu’ici à son autocritique pour raisons tactiques, «du fait que les déclarations des autres ont été très violentes, presque indécentes même». Et indiquait qu’elle se livrerait «dans toutes ses dimensions, toutes ses facettes» à l’exercice «à la rentrée».

Reste qu’au fil des jours, les langues de ses proches se sont singulièrement déliées quant à sa responsabilité dans l’échec. Un inconditionnel pointe un commandement de campagne «hésitant, bordélique par moments. C’était un pas vers le parti, puis un pas en arrière». D’autres membres importants de l’équipe se montrent plus durs : «Avec elle, on ne parlait jamais politique. Elle ne voulait pas discuter de ses décisions. Et nous, on courait derrière. Par rapport à ce que doit être une campagne de professionnels, on en a bavé.» Et de pointer son «absence de capacité à travailler collectivement. Toutes les critiques qui ont entamé sa crédibilité, et les a aggravées.»

Pas sûr qu’une telle franchise soit de mise dans les échanges d’aujourd’hui. Même si plus personne, parmi des soutiens qui semblent de plus en plus clairsemés, n’ignore que Ségolène Royal est aujourd’hui dans une position délicate. L’intéressée, qui a choisi de ne pas se représenter aux législatives pour respecter sa parole sur le non-cumul des mandats, et ne dispose donc plus de la tribune que constitue une présence à l’Assemblée nationale, le concède : «La suite est très compliquée.»

Quelque peu cornérisée depuis le deuxième tour des législatives, entre officialisation de sa rupture avec François Hollande, critique du programme socialiste, notamment sur le Smic et les 35 heures, réitération pas forcément opportune de ses ambitions pour 2012 et absence remarquée au dernier Conseil national, la présidente de la région Poitou-Charentes se trouve aujourd’hui en «KO technique», diagnostique un ex-membre de son staff, pour qui elle a commis plusieurs fautes politiques : «Poser la question en termes de leadership, être déjà dans la bataille sans réflexion sur la défaite, c’était une erreur. De même, construire son courant est aussi une erreur. On ne va pas faire ce qu’on a reproché à Fabius de faire pendant des années.» D’autres, tenants d’une ligne plus offensive et d’un raid éclair sur le parti, se montrent au contraire déçus par ce qu’ils tiennent pour des atermoiements stratégiques. «Je viendrai à cette réunion, mais plus par solidarité amicale que par enthousiasme, explique un parlementaire. Il y avait deux stratégies: si elle voulait faire une OPA sur le parti, il fallait passer à l’attaque dès le conseil national, organiser le harcèlement. Ou alors rester en retrait, mettre en place des réseaux et s’organiser pour le congrès. Et pour l’instant, on ne sait pas où elle se situe.»

Un membre du premier cercle, qui minimise ces hésitations tactiques, admet joliment une «phase de décélération». Mais assure que les amis politiques de Royal n’ont rien perdu de leurs désirs d’avenir. «On discute, on réfléchit. Ça n’a pas été le silence et l’absence de réflexion jusqu’ici. Il faut un petit peu de temps, même si la réflexion stratégique est claire : poursuivre à son terme l’actualisation du logiciel socialiste qu’on a amorcée. Et ça ne fait que commencer.»


source : Libération

Segoroyal

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Samedi 14 juillet 2007
Après leur très médiatique séparation, Ségolène Royal et François Hollande se sont empressés de créer chacun leur profil sur Meetic.

Les preuves :

royal-meetic.jpg


hollande-meetic.jpg



Cliquez sur les images pour voir leur profils complets. Nul doute qu'avec ça, ils ne resteront pas seuls longtemps ...

Je précise que ce sont des faux, simplement pour rigoler un peu ... à noter plus particulièrement les commentaires et profils de ces annonces, ainsi que les pseudos choisis :-) 

Segoroyal

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Vendredi 13 juillet 2007
Pour faire suite à la polémique sur les fameuses photos de l'ex-candidate socialiste, j'ai retrouvé une ancienne photo , Ségolène Royal en maillot de bain se dore la pillule et pendant ce temps là, François Hollande s'instruit en lisant "L'histoire de France pour les nuls" ...

hollance-hist-nuls.jpg
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Jeudi 12 juillet 2007
Un petit rappel sur le nombre toujours croissant de personnalités du PS, ou de gauche en général, séduite par les propositions d'ouverture du chef de l'Etat :

  • Star incontestable de la première vague de l'"ouverture", le socialiste Bernard Kouchner, ex-ministre et "French doctor", obtient le Quai d'Orsay.
  • Il est secondé par Jean-Pierre Jouyet: cet ancien directeur-adjoint du cabinet de Jacques Delors à la Commission européenne, ami du couple Hollande-Royal, devient secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.
  • Eric Besson (Prospective), est un cas à part: après avoir claqué la porte du PS en pleine campagne présidentielle, l'ancien secrétaire national du parti avait rallié Sarkozy dès le soir du premier tour.
  • Martin Hirsch, président d'Emmaüs France nommé Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, il a été directeur de cabinet de Kouchner à la Santé.
  • Le "social-libéral" Jean-Marie Bockel, sénateur-maire PS de Mulhouse, est nommé secrétaire d'Etat à la Coopération et la francophonie, rejoignant au Quai d'Orsay Kouchner et Jouyet.
  • Fadela Amara, fondatrice de l'association Ni putes ni soumises, qui devient secrétaire d'Etat à la Politique de la ville.
  • Hubert Védrine, ancien ministre PS des Affaires étrangères, secrétaire général de la présidence sous François Mitterrand, se voit confier le 2 juillet un "rapport sur la mondialisation".
  • Ont également été cités, pour des "missions", l'ex-ministre Claude Allègre et Jacques Attali, qui fut conseiller spécial de Mitterrand. Sans suite pour le moment.
  • Le week-end dernier, Nicolas Sarkozy a officialisé son soutien à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international. Le nom de Laurent Fabius avait aussi été lâché dans un premier temps.Ancien "grand argentier" de Lionel Jospin, DSK est depuis mardi le candidat de l'Union européenne à la tête du FMI. Le PS distingue son cas des autres cibles de l'"ouverture", minimisant dans cette affaire le rôle du président.
  • M. Sarkozy a proposé à un autre ténor socialiste, Jack Lang, de rejoindre la future commission chargée de réfléchir à la modernisation des institutions. Visiblement tenté, l'ex-ministre réserve pour l'heure sa réponse.
  • D'autres personnalités de gauche sont sollicitées: le constitutionnaliste Guy Carcassonne et Olivier Schrameck, ex-directeur de cabinet de Lionel Jospin.

J'en connais deux qui vont se retrouver seuls au PS, Royal et Hollande ... ;-)


source : 20 Minutes
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Jeudi 12 juillet 2007
segolene-royal-en-maillot-de-bain.jpgLa candidate malchanceuse à la présidentielle est en couverture de Match en maillot de bain. Elle a saisi la justice pour que cesse "ce harcèlement photographique".

Apprenant la parution prochaine dans "Paris-Match" de photos d'elle et d'une de ses filles en maillot de bain lors d'un moment de repos en Corse, Ségolène Royal a annoncé, mercredi 12 juillet, à l'Associated Press qu'elle saisissait la justice pour que cesse "ce harcèlement photographique", ajoutant avoir demandé à l'hebdomadaire, par l'intermédiaire de son avocat, de changer sa couverture.

L'été dernier, les hebdomadaires Closer et VSD avaient déjà fait paraître des photos de la dirigeante socialiste en bikini. Elle avait alors songé à porter plainte, avant de se raviser.

"J'ai besoin de repos. J'ai droit à la tranquillité", a-t-elle martelé mercredi, en marge d'un déplacement à La Rochelle.
Heureusement qu'elle n'a pas été élue ...

"J'ai choisi de me tenir pour un moment à l'écart de la vie politique en profitant de mes enfants. Je trouve scandaleux que moi et ma fille soyons à nouveau harcelées et exhibées. Décidément, la loi de l'argent et l'appât du gain l'emportent sur toute pudeur et tout respect de la vie privée. Ca suffit, laissez-nous tranquilles!".
C'est marrant, elle ne trouvait pas scandaleux que le même journal (Paris-Match) vienne la filmer à la maternité lors de la naissance de son dernier enfant ...

Jean-Pierre Mignard, l'avocat de Ségolène Royal, a confirmé, un peu plus tard dans la journée, qu'il allait déposer une assignation à jour fixe auprès du tribunal de grande instance de Paris pour réclamer la condamnation de "Paris-Match" pour "atteinte à l'intimité de la vie privée". L'ex-candidate socialiste reproche la publication de photos d'elle et de sa fille en maillot de bain en couverture et dans les pages intérieures de l'hebdomadaire, a précisé Me Jean-Pierre Mignard à l'Associated Press. L'assignation sera également déposée au nom de Clémence Hollande, la fille aînée de Ségolène Royal.

"Je constate que les photos n'ont strictement aucun rapport avec l'article. C'est donc du voyeurisme sans rapport avec l'information que l'on souhaite donner", dénonce  Me Jean-Pierre Mignard qui va réclamer des "dommages et intérêts très significatifs" et le retrait des affichettes sur les kiosques.
Alors qu'elle ne va plus bénéficier de ses indemnités de député, aurait-elle besoin d'arrondir ses fins de mois ?

"L'intimité de la vie privée est un droit de l'Homme fondamental de nos sociétés", a rappelé l'avocat qui lance "un appel aux journalistes" afin "qu'ils réfléchissent à l'actuelle mise en miettes progressive de la vie privée dans nos sociétés". "Les journalistes, par un sursaut éthique, peuvent mettre fin à ces dérives dangereuses", a estimé l'avocat qui fustige le fait de "montrer systématiquement une femme politique en maillot de bain". "C'est une atteinte à la dignité de cette femme politique qui vise à ''peopoliser'' une personnalité politique de premier plan".
Mais la question qu'il faudrait se poser est la suivante : ne s'est-elle pas peopolisée toute seule ?

source : Nouvel Obs
source :
i_bug_fck
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Mercredi 11 juillet 2007
20070416.fig000000368_18946_1.jpgApprenant la parution prochaine dans "Paris-Match" de photos d'elle et d'une de ses fille en maillot de bain lors d'un moment de repos en Corse, Ségolène Royal a annoncé mercredi à l'Associated Press qu'elle saisissait la justice pour que cesse "ce harcèlement photographique", ajoutant avoir demandé à l'hebdomadaire, par l'intermédiaire de son avocat, de changer sa couverture.

L'été dernier, les hebdomadaires "Closer" et "VSD" avaient déjà fait paraître des photos de la dirigeante socialiste en bikini. Elle avait alors songé à porter plainte, avant de se raviser."J'ai besoin de repos. J'ai droit à la tranquillité", a-t-elle martelé mercredi, en marge d'un déplacement à La Rochelle. "J'ai choisi de me tenir pour un moment à l'écart de la vie politique en profitant de mes enfants. Je trouve scandaleux que moi et ma fille soyons à nouveau harcelées et exhibées. Décidément, la loi de l'argent et l'appât du gain l'emportent sur toute pudeur et tout respect de la vie privée. Ca suffit, laissez-nous tranquilles!".

Voilà ce qui se passe à force de trop jouer avec les médias ... quand on se sert d'eux afin de véhiculer une image qui ne correspond pas forcément à la réalité, il faut ensuite assumer, mais le le verbe "assumer" ne fait visiblement pas partie du vocabulaire de l'ex-candidate socialiste ...



source : Yahoo Actualité
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Mercredi 11 juillet 2007
20070711.WWW000000288-4528-1.jpgSuite à l'annonce du PS de suspendre toute personnalité choisissant de participer à une commission pour le gouvernement, Jack Lang a pris les devants ce matin  en démissionnant de la direction du PS. Encore un de moins !!!
« Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes. En conséquence, je te présente ma démission »
Le tutoiement est de rigueur, le ton est rude, et la missive est rendue publique.
 
C’est en effet par une lettre adressée à François Hollande mais communiquée par Jack Lang à l’Agence France Presse que cette figure de proue socialiste a annoncé qu’elle mettait un pied hors du navire. Jack Lang démissionne en effet de son poste de Secrétaire national et « suspend sa participation aux travaux du Bureau national ».
 
C’est ce même Bureau, organe dirigeant du PS, qui avait annoncé mardi qu'il suspendrait des instances du parti tout responsable qui participerait « à titre personnel » à une commission mise en place par le gouvernement. Dans la ligne de mire : Jack Lang, sollicité pour participer à un groupe de réflexion sur la réforme des institutions.
 
Le torchon brûlait déjà entre Jack Lang et le parti. Une vive querelle l’avait opposé à Jean-Marc Ayrault. Le patron du groupe socialiste à l’Assemblée avait menacé de fermer la porte des réunions du groupe à Lang si ce dernier participait à « l’ouverture ». En réponse, Jack Lang avait annoncé qu’il boycotterait ces mêmes réunions. Et d’accuser, dans une lettre rendue publique, les « méthodes » d’Ayrault : « Ce ne sont pas les menaces que tu profères qui dicteront ma conduite aujourd'hui ou demain ». 
 
Une décision qui laisse planer le doute sur la décision finale de Lang quant à la proposition du président. Il devrait donner sa réponse après le discours de Nicolas Sarkozy sur les institutions, le 12 juillet à Epinal.

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Mercredi 11 juillet 2007
Ce matin, un article sympa trouvé sur le site web de El Dia rédigé par Ramon Lacontessa :

La Chine donne raison à Ségolène Royal
Ségolène Royal lors de son voyage en Chine en tant que candidate, avait déclaré que la justice Chinoise était efficace. Les Chinois viennent de lui donner raison en fusillant le président de l'agence pour la sécurité alimentaire, sous le prétexte d'avoir touché des pots de vin. Il est certain que si la France appliquait les mêmes règles, il y aurait moins d'embouteillage dans le monde politique... Ségolène Royal qui avait également trouvé la bravitude sur la muraille, déclarait dimanche dernier qu'elle songeait toujours à être présidente de la république francaise! Quand la connitude vous tient... 
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Mercredi 11 juillet 2007
1811646114-le-ps-suspendra-les-participants-titre-personnel-aux-commissions-du.jpg

Le parti socialiste annonce qu’il suspendra les participants aux commissions du gouvernement. Une mesure qui vise spécifiquement Jack Lang.

L’ouverture n’en finit pas d’affoler le PS. Son bureau national a adopté mardi soir une nouvelle politique : «toute personnalité qui choisira de participer à une commission le fera à titre personnel et sera suspendue des instances du parti socialiste», a annoncé Stéphane Le Foll, le directeur de cabinet de François Hollande.

La mesure a été adoptée à l’unanimité, et en l’absence du principal intéressé, puisqu’il est spécifiquement visé par cette mesure : Jack Lang. Sollicité pour participer à une commission de réflexion sur la réforme des institutions, aux côtés d’Edouard Balladur, le député du Pas-de-Calais s’est déclaré «honoré», réservant sa réponse en fonction des propositions institutionnelles du chef de l’Etat.

Le PS veut choisir ses représentants dans les commissions.

Après la défection de six personnalités de gauche au total (Bernard Kouchner, Martin Hirsch, Eric Besson, Jean-Marie Bockel, Fadela Amara et Jean-Pierre Jouyet), le PS semble donc décidé à resserrer les boulons.

Il laisse toutefois une porte ouverte : «Nous sommes prêts à discuter de tout sujet, à participer à toute discussion, si la demande en est faite» par le gouvernement, précise Stéphane Le Foll. Mais «le PS désignera les représentants qui seront chargés de la représenter sur la base des positions et propositions du parti».

Une position qui n’est pas sans rappeler les tiraillements qui, tout au long de la campagne présidentielle, ont opposé Ségolène Royal, et la direction du même parti, qui jugeait la candidate du PS trop éloignée des positions arrêtées par les socialistes.


source : Le Figaro

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Mardi 10 juillet 2007
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Mardi 10 juillet 2007

20070706.WWW000000439-28467-1.jpgLa journée a été fructueuse pour Nicolas Sarkozy lundi à Bruxelles. Le président français, qui avait décidé contre toute attente de participer aux réunions de l'Eurogroupe, est reparti ravi de la capitale belge. Réformes sous le coude, il a obtenu des autres pays de la zone euro une entorse au pacte de stabilité. Tout en promettant un retour à l'équilibre à l'horizon 2012.

Il en a aussi profité mettre sur le tapis la candidature de Dominique Strauss-Khan pour la présidence du FMI.

On apprend d'ailleurs que les ministres des Finances des 27 sont tombés d'accord ce matin pour soutenir DSK candidature à la direction du Fonds monétaire international, a annoncé la présidence portugaise de l'UE.

Lors de leur petit déjeuner entre grands argentiers mardi matin, la candidature de l'ancien ministre socialiste des Finances a reçu "un large soutien" selon un diplomate, et la Pologne a retiré la candidature de l'ancien Premier ministre Marek Belka.

Les Européens se disent cependant "prêts à discuter" avec leurs partenaires de la possibilité qu'un non-Européen soit nommé à la tête du FMI, selon ce diplomate.

Traditionnellement, le poste de directeur-général du FMI revient à un européen alors que la présidence de la Banque mondiale, l'institution soeur, est attribuée à un américain.

Nouvelle victoire éclatante pour Nicolas Sarkozy qui s'est personnellement impliqué dans cette affaire !

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Mardi 10 juillet 2007
"Jack Lang aurait dû demander un mandat au groupe socialiste. Dès lors qu’il n’a pas choisi de le faire avec nous, il reprend sa liberté. Et nous conservons la nôtre. Il devrait savoir qu’on ne peut faire une réforme institutionnelle sur un coin de table, avec quelques personnalités débauchées pour la circonstance."
Arnaud Montebourg
"Il reprend sa liberté" !!!! cela signifie-t-il que les socialistes ne sont pas libres ? drôle de conception de la politique ... décidément toujours aussi comique ce Montebourg !


source : Libération
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Mardi 10 juillet 2007
En réaction à l'interview de Ségolène Royal, dimanche soir sur TF1, François Bazin, rédacteur en chef adjoint du service politique du Nouvel Observateur, répond aux questions d'Alain Roux :

Ségolène Royal est-elle obligée de répéter qu'elle est candidate pour exister dans les médias ?

- Non. Ce sont plutôt les médias qui lui posent la question. Elle ne fait que redire sous une forme différente ce qu'elle a déjà déclaré vingt fois. Certains lui avaient conseillé de mettre la pédale douce, mais ce n'est manifestement pas son intention. Elle est peu présente dans les réunions du parti, comme on a pu le voir en juin, mais il y a la Sego à la télé du dimanche soir. "Tout le monde la lâche", dit-on, notamment dans le Parisien. Elle prouve avec cette interview qu'elle existe encore. Mais elle ne dit rien de nouveau. Si ce n'est qu'elle écrit un livre. Mais un livre de Ségolène Royal, il vaut mieux le voir pour le croire. Dans cette interview à TF1, la forme est plus intéressante que le fond. Quand Ségolène Royal fait de la présence médiatique, elle le fait directement à la télévision, pas dans les réunions du parti. François Hollande, pour faire la comparaison, répond à une interview au Journal du dimanche ou à Radio J. Il était ce matin sur Europe 1. Il passe par les rendez-vous classiques de la politique. Ségolène Royal, se distingue, apparaît dans des émissions décalées. Quelques temps avant sur "Dimanche +" l'émission du dimanche midi de Canal +, hier à "Sept à huit" sur TF1. Elle ne prend pas les sentiers classiques de la communication politique. Elle apparaît sur des formats plus courts et moins politiciens.

Comment analyse-t-elle sa défaite et pourquoi attend-elle si longtemps pour faire sa propre critique ? L'affrontement avec le Parti socialiste est-il une bonne stratégie pour recueillir des soutiens ?

- La question n'est pas de savoir quand elle le fait mais comment elle fait. L'important est qu'elle le fasse sérieusement. Elle dit que sa défaite est le fruit d'une désignation trop tardive, d'une primaire trop dure, et de la distance de certains responsables socialistes à son égard. Ce qui n'est pas faux mais ce qui ne suffit pas à tout expliquer. Ségolène Royal utilise toujours le même registre, moi d'un côté, les éléphants de l'autre. Elle n'est pas dans l'affrontement avec les militants mais dans la différenciation avec les responsables du parti. Or, ce sont les militants qui désignent leur candidat. Elle s'adresse directement à eux. S'il n'y a pas eu d'opération de liquidation de François Hollande après la présidentielle c'est parce que les responsables savaient que s'il quittait son poste de Premier secrétaire, c'est elle qui le remplacerait automatiquement. Cette position favorable perdurera-t-elle? Un des responsables a déclaré cet été qu'elle était un bonhomme de neige mais qu'à l'automne le risque était qu'il n'en reste plus qu'une flaque. Les grands barons prennent leur distance: Pierre Mauroy, Jean-Marc Ayrault, Jean-Noël Guerini … Par ailleurs, sa chute dans le sondage Figaro magazine - Sofres de ce week-end, constitue un évènement important. Sa popularité avait été un élément fort de son succès. Toute la question est de savoir si c'est un passage à vide ou un début de désamour entre elle et l'opinion.

De qui se méfie-t-elle ?

- La réponse est simple, elle se méfie de tout le monde.


source : Le Nouvel Obs
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Lundi 9 juillet 2007
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"(Nicolas Sarkozy) C'est quelqu'un d'assez sympathique, qui a une chaleur humaine, et qui a su se débarrasser de l'idéologie dans sa façon d'agir. D'individu à individu, j'entretiens de plutôt bonnes relations avec lui. Mais c'est un politique déterminé, qui sait ce qu'il veut, et de ce point de vue-là, il est redoutable (...) Si j'ai un conseil à donner à Ségolène Royal, c'est de préparer elle aussi son projet pour la France, au lieu de s'enfermer dans des jeux tacticiens."
Gérard Collomb, sénateur-maire socialiste de Lyon

source :
Le Figaro
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Dimanche 8 juillet 2007
Royal présidente ? "Je crois que ce n'est pas impossible. Cela reste une possibilité, je le sens intimement (...) Cela veut dire que cette fois il faudra que je me prépare bien plus tôt. C'est mon objectif (...) Je n'ai pas entendu d'autres candidats battus subir ce type d'attaques très condescendantes. Donc, puisqu'ils ont déjà fait cette critique, si en plus moi je faisais une autocritique...(...) Je la ferai à la rentrée. Je l'écris actuellement. Je la publierai dans toutes ses dimensions, toutes ses facettes (...) Il y a des traces qui m'ont marquée. C'est trop dur. Les attaques de son propre camp, ça, c'est quand même ce qui a été le plus insupportable et sans doute le point de faiblesse par rapport à l'adversaire qui avait un parti en ordre de marche (...) Je n'étais pas abattue parce que j'ai senti tout de suite que quelque chose s'était soulevé (...) Quand on aime et qu'on est trahi, il faut reprendre sa vie en mains et dire à un moment: 'ce n'est plus comme ça que je vois les choses, ce n'est plus supportable'"
Ségolène Royal à l'émission "7 à 8" sur TF1

Ca se passe de commentaire !
source : Yahoo Actualité
Segoroyal
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Samedi 7 juillet 2007
20070706.WWW000000439-28467-1.jpgLe président Nicolas Sarkozy a affirmé qu'il voulait que "Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI" parce qu'"il (lui) a paru être le plus apte à ce poste", dans une interview publiée samedi sur le site du Journal du dimanche.

"Je veux que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI (Fonds monétaire international) parce qu'il m'a paru être le plus apte à ce poste", a affirmé le président de la République.

M. Sarkozy précise avoir "déjà présenté" la candidature de l'ancien ministre socialiste des Finances "à Zapatero, à Prodi, à Gordon Brown, à Bush...", les Premiers ministres espagnol, italien, britannique et le président américain. Aux termes d'une règle non-écrite, les Etats-Unis désignent le dirigeant de la Banque mondiale et les Européens celui du FMI.

Lundi, le conseil d'administration du Fonds se réunira à Washington pour examiner le processus de sélection du successeur de l'Espagnol Rodrigo Rato, qui a annoncé par surprise le 28 juin qu'il quitterait son poste fin octobre. Le même jour, le sujet sera examiné par l'Eurogroupe (les ministres des Finances des treize pays de la zone euro), réunion à laquelle participera le président Sarkozy lui-même. "Je sais que c'est un poste très convoité. Pour obtenir ce poste, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte. Dominique Strauss-Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI", a affirmé le chef de l'Etat. "Et je devrais priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste? Comment serais-je le Président de tous les Français si je raisonnais comme ça", s'est-il exclamé, alors qu'on lui demandait s'il ne s'agissait pas là d'un "calcul politique".

"Je n'ai pas demandé à Dominique Strauss-Kahn de ne plus être socialiste. Le Président de la République doit rassembler", a-t-il insisté. L'entourage de Dominique Strauss-Kahn s'était montré prudent vendredi, estimant que la question de sa candidature se poserait dès lors qu'"un consensus européen ayant reçu l'approbation des Etats-Unis sera réuni". L'annonce de M. Sarkozy intervient alors que le PS est encore déboussolé par l'"ouverture" pratiquée par le chef de l'Etat, qui a appelé des personnalités de gauche au gouvernement et a proposé à d'autres comme Jack Lang de rejoindre une commission sur la modernisation des institutions.

source : 20 Minutes
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