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Mardi 25 septembre 2007
20070416.fig000000368_18946_1.jpgSégolène Royal affirme que son itinéraire politique "n'est pas terminé", qu'elle a "une responsabilité politique" et qu'elle verra "le moment venu la meilleure façon de l'assumer", dans une interview publiée dans VSD du 26 septembre/16 octobre.

Interrogée sur les propos tenus par l'ancien Premier ministre Lionel Jospin dans "L'impasse", elle estime qu'ils "renvoient à la campagne où un certain nombre de leaders socialistes, et non des moindres, n'ont pas été au rendez-vous".

"Certains leaders m'ont même dit en pleine bataille présidentielle -sans doute pour une fois de plus me renforcer- que je n'arriverais pas au second tour", glisse-t-elle. "S'ils avaient fait fi de leur ego et constitué un bloc autour de moi, alors peut-être aurions-nous eu la dynamique suffisante pour gagner", affirme l'ex-candidate à la présidentielle.

"Certains (socialistes) ont commencé la bataille du congrès", note-t-elle, estimant qu'"il faut voir dans la dénonciation de certains éléphants le refus d'une nouvelle génération et de la différence".

"Si l'on n'est pas abattu par une épreuve, on en sort renforcé", souligne encore Ségolène Royal. "Je ne peux ni reculer, ni flancher, ni m'agenouiller, ni avoir d'états d'âme", ajoute-t-elle.

"De toute façon, il en va aussi de la rénovation du socialisme", selon elle.

Interrogée sur la possibilité que le maire de Paris Bertrand Delanoë soit en concurrence avec elle pour le poste de premier secrétaire, elle affirme n'être "en compétition avec personne". Sera-t-elle candidate ? "On verra (...). J'ai une responsabilité politique et je verrai le moment venu la meilleure façon de l'assumer".

Elle estime encore qu'il peut y avoir "des rapprochements sur un certain nombre de valeurs" avec le Modem de François Bayrou, indiquant aussi se reconnaître dans le mouvement altermondialiste.

Affirmant qu'elle a "un destin", elle souligne encore n'avoir pas "surgi par hasard, comme certains voudraient le faire croire". "Je pense que cet itinéraire n'est pas terminé", ajoute Ségolène Royal.


Décidemment, c'est toujours la faute des autres, quand assumera-t-elle sa cuisante défaite, et quand décidera-t-elle enfin de se remettre en question ?

source : Yahoo Actualités
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Lundi 24 septembre 2007

bilde.jpgLes journaux européens n'ont pas manqué de relever la gaffe commise par Ségolène Royal lors de son récent voyage au Québec. Certains trouvent même que le Québec ne réussit décidément pas à la présidente de Poitou-Charentes.

Dans son édition d'hier, La Voix du Luxembourg a fait état de la seconde gaffe de Ségolène Royal à propos du Québec. «Ségolène Royal a de nouveau trébuché sur la question de l'indépendance de la Belle Province à la fin de son séjour», note le journaliste de La Voix du Luxembourg.

Celle qui a représenté le Parti socialiste aux récentes présidentielles françaises a, dès son retour en France, déclaré à un journal breton que Pauline Marois lui avait confié qu'il n'y aurait pas d'autre référendum.

Le journal a rappelé que, en janvier dernier, Mme Royal s'était prononcée en faveur de la souveraineté du Québec et que cette position avait créé un certain tollé au Canada. «À l'occasion de sa visite au Canada, Ségolène Royal a été peu inspirée», ajoute La Voix du Luxembourg.

De son côté, le site internet Challenges.fr a relaté un incident survenu à Québec au moment où Ségolène Royal a tenu à réagir aux critiques que lui adressait Lionel Jospin. Devant les journalistes français qui l'accompagnaient, Mme Royal a demandé à leurs collègues québécois de quitter la salle où tout le monde se trouvait. Ce geste peu courtois, rapporte Challenges.fr, n'a pas été apprécié des journalistes québécois.

Le Figaro a publié pour sa part un article où on affirme que Ségolène Royal est allée se refaire une image au Québec. Égrenant les activités qui composaient l'agenda de Mme Royal, le célèbre quotidien français a précisé que les visites "de terrain" de la politicienne devaient servir à mieux la préparer et que ce déplacement était une étape dans son travail de «densification personnelle».

Encore une fois, Ségolène Royal aura contribué à ridiculiser notre pays ... il faudra peut être songer un jour à envisager, pour elle, une interdiction de quitter le pays .... Qu'en pensez-vous ?


propos trouvés sur le site Canadien Cyberpress.caug_fck
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Lundi 24 septembre 2007
L'ancien Premier ministre socialiste, Lionel Jospin, a affirmé dimanche que Ségolène Royal était la seule femme politique à dénoncer du "sexisme" dès lors qu'elle est critiquée.

"Je ne connais pas d'autres femmes politiques qui, dès lors qu'elles doivent répondre à des critiques, disent qu'elles sont critiquées par sexisme, parce qu'elles sont des femmes", a dit M. Jospin, en citant les noms de l'ancienne ministre PS Martine Aubry et du ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

"Je suis le Premier ministre qui a fait la parité, je suis aussi marié à une féministe donc cette argumentation de sexiste n'a aucun sens", a poursuivi M. Jospin, qui étrille la candidate socialiste dans son livre "L'Impasse".

"Quant au racisme, c'est absurde, on n'en comprend même pas le sens", a-t-il ajouté.

Interrogé sur la référence faite par Mme Royal à la Bible et par sa comparaison avec Jeanne d'Arc pour répliquer aux accusations de M. Jospin, l'ancien Premier minsitre a répondu: "J'ai trouvé que ces deux réponses, d'une certaine façon, apportaient un peu de justification à certains aspects de mon livre".


source : Yahoo Actualités

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Vendredi 21 septembre 2007
Visiblement, les adorateurs de Ségolène Royal n'ont guère apprécié que Lionel Jospin critique leur protégée dans un livre à paraitre la semaine prochaine : "L'Impasse".

La vidéo ci-dessous est actuellement diffusée sur plusieurs blogs pro-Royal. Vvoyez de quelle façon ils souhaiteraient se débarasser de Yoyo. Tout ce que l'on peut en retenir, c'est que la tolérance ne fait absolument pas partie de leur répertoire ....

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Jeudi 20 septembre 2007
royal-jospin200.jpg
Dans un livre acéré, "l'Impasse", dont Le Monde 2 daté du 22 septembre publiera des extraits, Lionel Jospin passe au crible la défaite de Ségolène Royal et les débuts de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

L'ouvrage (éd. Flammarion) sera en librairie lundi.

- 2002:

"Je n'écarte évidemment pas ma propre responsabilité. Je l'ai d'ailleurs assumée. L'erreur la plus grave est sans doute d'avoir sous-estimé l'effet de la dispersion de la gauche au premier tour". "J'ai mal pris la mesure des effets de cinq ans de cohabitation". "J'ai aussi surestimé le bénéfice du bilan de mon gouvernement. Bilan solide si on le compare à celui de la droite en 2007, mais forcément contrasté. En tout cas, le désastre était là"

- SEGOLENE ROYAL:

"La raison fondamentale de l'échec de Ségolène Royal réside en elle-même. Il tient à sa personnalité. Il était inscrit dans son style de campagne comme dans ses choix politiques"

 

"Ségolène Royal a fondé toute sa campagne (...) non pas sur des grands thèmes politiques mais sur elle-même et la relation particulière qu'elle était censée entretenir avec les Français. Tout a été conçu, méthodiquement (...) pour entretenir ce qu'il faut bien appeler un mythe".

Elle "a multiplié les approximations (...). Dans le même temps, elle n'a jamais vraiment démystifié les mesures concrètes avancées par le candidat UMP, donnant l'impression de se contenter de généralités, de formules toutes faites (le +gagnant-gagnant+)".

"Ségolène Royal a échoué parce que, insensiblement mais inexorablement, l'idée s'est inscrite dans l'esprit de nos concitoyens que la candidate des socialistes n'avait pas la stature nécessaire pour être portée à la magistrature suprême (...). Le professionnalisme préoccupant de l'un (Nicolas Sarkozy, ndlr) a été préféré à l'amateurisme insécurisant de l'autre".

"Les socialistes sont partis à la bataille avec une candidate qui, malgré son aplomb et sa détermination, n'était pas taillée pour le rôle"


source : Yahoo Actualités

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Mercredi 19 septembre 2007
Ci-dessous, vous trouverez un petit récapitulatif des livres récemment parus (et d'autres un peu plus anciens) ayant pour point commun Ségolène Royal. Tous sont très critiques envers l'ex-candidate socialiste, et sont principalement écrits par des personnalités de gauche, donc ayant relativement bien connu Madame Royal (cf. Eric Besson). Pour les quelques lecteurs de mon blog qui pensent encore que Ségolène Royal méritait la présidence, SVP lisez les ouvrages ci-dessous, et ensuite faites nous part de vos impressions ...

Qui connaît Madame Royal ? Qui connaît Madame Royal ? par Eric Besson (Broché - 20 mars 2007)
La femme fatale La femme fatale par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin (Broché - 9 mai 2007)
Ségolène Royal : Les coulisses d'une défaite Ségolène Royal : Les coulisses d'une défaite par Christine Courcol et Thierry Masure (Broché - 21 juin 2007)
Ségolène Royal, ombre et lumière Ségolène Royal, ombre et lumière par Evelyne Pathouot (Broché - 8 février 2007)
La chute de la maison Royal : Autopsie d'une défaite La chute de la maison Royal : Autopsie d'une défaite par Balland (Broché - 25 mai 2007)
L'Impasse L'Impasse par Jospin Lionel (Broché - 24 septembre 2007)
Parti pris : Chroniques de la présidentielle chez les socialistes Parti pris : Chroniques de la présidentielle chez les socialistes par Jean-Christophe Cambadélis (Broché - 8 juin 2007)
Une élection imperdable Une élection imperdable par Claude Bartolone et Gérard Leclerc (Broché - 27 juin 2007)
Au revoir, Royal Au revoir, Royal par Marie-Noëlle Lienemann et Philippe Cohen (Broché - 30 août 2007)
En quête de gauche En quête de gauche par Jean-Luc Mélenchon et Michel Soudais (Broché - 6 septembre 2007)
La défaite en chantant : Conversations avec Dominique de Montvalon La défaite en chantant : Conversations avec Dominique de Montvalon par Claude Allègre (Broché - 4 octobre 2007)
Désert d'avenir ? : Le Parti socialiste, 1983-2007 par Guillaume Bachelay (Poche - 25 juillet 2007)
Ségolène Royal : La dame aux deux visages Ségolène Royal : La dame aux deux visages par Aymeric Mantoux et Benoist Simmat (Broché - 20 septembre 2006)
La madone et le culbuto : Ou L'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande La madone et le culbuto : Ou L'inlassable ambition de Ségolène Royal et François Hollande par Marie-Eve Malouines et Carl Meeus (Broché - 5 avril 2006)
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Mardi 18 septembre 2007
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"A observer la réponse d´outre-Atlantique de Ségolène Royal, je me demande si elle ne vient pas donner du crédit aux critiques formulées"
Benoît Hamon, député Européen PS
source : Nouvel Obs
 
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Mardi 18 septembre 2007
352097.jpgL'avocate d'un site d'opposition au maire de Paris, Me Virginie Bouilliez, a affirmé devant le tribunal de grande instance de Paris que le site delanoe2012.fr, année de la prochaine présidentielle, figurait sur une liste de sites réservés "à la demande express" du maire.
En début de soirée, Bertrand Delanoë a démenti formellement cette information, qui pourrait laisser supposer qu'il a des ambitions à la tête du pays. Dans un communiqué, Bertrand Delanoë a déclaré avoir pris "connaissance avec stupéfaction des déclarations de l'avocate" et "dément formellement avoir donné à quiconque de telles consignes". 
Candidat à un nouveau mandat municipal en 2008, Bertrand Delanoë, qui avait ouvert le 4 septembre son site officiel de campagne, bertranddelanoe.net, a lancé une procédure en référé, dont l'audience se tenait lundi, pour demander l'interdiction du site delanoe2008.com, reprochant à son créateur d'avoir voulu "usurper une identité à des fins politiciennes".

"Tentative d'intimidation"

La justice décidera lundi prochain s'il convient d'accéder à la demande de Bertrand Delanoë de fermer delanoe2008.com. "Ce site vient parasiter le nôtre et notre préjudice vient de la confusion" qu'il entraîne dans l'esprit des internautes, a assuré lundi Me François Klein, défenseur du maire, devant le juge des référés Emmanuel Binoche.
Invoquant le droit au "respect du patronyme", Me Klein a plaidé pour que "le débat démocratique s'ouvre de manière transparente".
Défenseur de François Devoucoux du Buysson, "rédacteur en chef" du Perroquet Libéré, Me Virginie Bouilliez a dénoncé "une tentative d'intimidation et de restriction des libertés et de la critique".
Soulignant que son client avait fait l'acquisition du domaine delanoe2008.com il y a déjà trois ans, "sans que personne ne se soit manifesté", elle a rappelé que devant les critiques de la mairie, il l'avait fermé temporairement au bout de trois jours, en attendant l'avis de la justice.

Un euro de dommages et intérêt

Selon elle, la jurisprudence qui protège le nom patronymique ne s'applique qu'à celui-ci, et pas aux sites qui lui accolent d'autres mots, comme 2008 dans ce cas. De plus, assure-t-elle, la loi ne concerne que le domaine ".fr".
D'ailleurs, a-t-elle plaidé, ce site ne sème pas la confusion puisqu'il n'apparaît pas en premier sur les moteurs de recherche quand on tape le nom du maire, et puisqu'il propose lui-même un lien renvoyant au site officiel de la candidature de Bertrand Delanoë.
Celui-réclame un euro de dommages et intérêt, ainsi que le remboursement des frais de justice.


source : Nouvel Obs
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Mardi 18 septembre 2007
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"Pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font"
, a répliqué lundi Ségolène Royal à ses détracteurs du Parti socialiste, dont Lionel Jospin qui a mis en doute les "capacités politiques" de l'ex-candidate à la présidence, dénonçant en même temps le "sexisme" dont elle se dit victime.

"Au fond ce qui me vient à l'esprit, c'est peut-être cette parole de la Bible +pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font+. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche", a déclaré Mme Royal.

L'ex-candidate socialiste entamait lundi une visite de quatre jours au Québec, son premier grand déplacement à l'étranger depuis sa défaite à l'élection présidentielle. Mais elle a été rejointe par la polémique en France née de la parution dans le quotidien Libération d'extraits d'un livre à paraître du candidat socialiste à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin, dans lequel il la critique vivement.

Lionel Jospin estime que Ségolène Royal n'a pas "les qualités humaines" ni "les capacités politiques" pour diriger le Parti socialiste et a invité la formation politique à ne pas répéter en 2012 la même "illusion" que cette année.
"Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient, dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort, j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme",
a lancé Mme Royal. "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a-t-elle ironisé, tout en s'interrogeant sur cette "haine" et cette "violence" dirigée contre elle.


Madame Royal recommence à péter les plombs. Voilà qu'à l'instar de Mitterrand, elle se prend, non pas pour Dieu, mais pour Jésus Christ .... elle est vraiment tombée bien bas !!!



source : Yahoo Actualités
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Lundi 17 septembre 2007
Jospin fusille Royal dans un livre à sortir la semaine prochaine : "L'Impasse"

royal-jospin200.jpg
En effet, Lionel Jospin ne ménage pas l'ex-candidate socialiste. Libération s'est procuré le livre une semaine avant sa sortie officielle, et nous fait part des meilleurs morceaux :
Ségolène Royal, "une illusion" qui ne doit pas se prolonger
Elle n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et espérer gagner la prochaine présidentielle
un mythe
une candidature-créature des sondages et des médias
une erreur de casting
une candidate qui était la moins capable de gagner
une figure seconde de la vie publique
Elle n’est pas taillée pour le rôle
Avoir commis une erreur [en la désignant] ne justifie pas qu’on la réitère
Ségolène Royal n’était pas en mesure de l’emporter, non pas parce qu’elle était une femme, mais parce que j’avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles
leitmotiv [qui] appartient d’habitude à l’extrême droite ou aux mouvements populistes
version démagogique de la démocratie participative
Royal a démontré depuis son entrée dans la vie politique peu d’appétit et de «talent» pour le débat d’idées et la controverse

Lionel Jospin fait dorénavant partie des nombreux responsables socialistes ayant ouvertement critiqué Ségolène Royal, mais finalement, que peut-on vraiment lui reprocher ?

à mon avis, sur ce coup là, rien du tout ! il ne fait que dire ce que tout le monde pense (et ce, même à gauche). Bravo Lionel pour ta franchise ... ;-)   et si autant de personnalités critiquent aussi vivement l'ex-candidate, il doit y avoir une raison, non ?
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Samedi 15 septembre 2007
Ségo s'exlique
Ségo s’exlique © Nardo


source : bakchich
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Mercredi 12 septembre 2007
1787222031-sondage-dsk-prefere-pour-diriger-la-gauche-royal-en-baisse.jpgDécidémment, Ségolène Royal ne fait plus recette. En effet, selon le tableau de bord politique Ifop-Paris Match de septembre, l'ex-candidate socialiste ne pointe qu'à la 23ème place avec 49% d'opinions favorables, très loin derrière Nicolas Sarkozy (66%).

Enfin, Dominique Strauss-Kahn, qui brigue actuellement la présidence du FMI, est la personnalité socialiste que le plus grand nombre de personnes interrogées souhaiterait voir porter à la tête du PS. Elles sont 33% (+2) dans ce cas, contre 19% pour Bertrand Delanoë (+8) et 17% pour Ségolène Royal (-5).

Il faut aussi souligner que, même chez les sympathisants socialistes, DSK arrive aussi en tête (27%) devant Mme Royal (26%) et M. Delanoë (21%).


source : AFP
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Mardi 11 septembre 2007

9/11
Mise en ligne par curlynuknuk

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Mardi 11 septembre 2007
Les socialistes ont réagi en ordre dispersé à l'annonce par François Fillon d'une réforme des régimes spéciaux de retraite, mettant une nouvelle fois en évidence leurs divisions et leurs hésitations sur cette question.

Manuel Valls, l'un des porte-drapeaux de la "rénovation" du PS après les échecs électoraux du printemps, a approuvé lundi le principe d'un alignement des régimes spéciaux sur le régime général, au nom de "l'équité" et d'un impératif "financier".

Mais la position officielle du PS n'est pas celle-là. "On ne dit pas oui", a déclaré lundi le secrétaire national Benoît Hamon. Une périphrase qui traduit un peu d'embarras, les reproches socialistes concernant la méthode gouvernementale, plus que le fond.

Député-maire d'Evry (Essonne), M. Valls, proche de Ségolène Royal sans s'être enrôlé sous sa bannière, s'est déclaré "évidemment favorable" à un alignement sur le régime commun". "C'est demandé dans le pays. C'est une question de justice et c'est nécessaire sur le plan financier", a-t-il dit. Il a toutefois demandé de "privilégier la négociation" et "un passage au Parlement" de cette réforme.

Vice-président de l'Assemblée nationale, le strauss-kahnien Jean-Marie Le Guen, interrogé par l'AFP, a défendu une position "à l'image de la plupart des responsables socialistes: il faut tendre à une harmonisation des régimes de retraite".

Ce point de vue avait été défendu par Arnaud Montebourg lors de la réunion des jeunes "rénovateurs" socialistes, fin août en Saône-et-Loire. Parmi eux, le député de la Nièvre Gaëtan Gorce a récemment jugé possible une réforme consensuelle sur ce sujet. La question des retraites apparaît ainsi comme l'un des chevaux de bataille des "rénovateurs", qui entendent "revisiter sans tabou le logiciel socialiste".

Pendant sa campagne présidentielle, Mme Royal avait prudemment dit vouloir "mettre tout sur la table" lors de la renégociation prévue sur les retraites en 2008.

Selon M. Hamon, "une réforme est nécessaire, pour des raisons de financement" liées aux déséquilibres de ces régimes, mais "elle doit être négociée, construite avec les partenaires sociaux" et ne pas se limiter aux régimes spéciaux. Le jeune député européen a accusé le gouvernement de vouloir "stigmatiser une population" présentée "comme privilégiée".

Figure de la gauche du PS, il a estimé que le salut de la gauche ne consiste pas à "être un peu plus de droite". Encore plus dur, le sénateur Jean-Luc Mélenchon s'est élevé contre "le suivisme à l'égard de la droite, en pleine offensive contre les acquis sociaux des salariés". Selon lui, cette attitude "facilite les mauvais coups du gouvernement et du président de la République".

Autre adversaire du consensus, le député fabiusien Claude Bartolone a jugé que le rôle des socialistes était d'"être utiles aux salariés, et pas d'être des auxiliaires du gouvernement". Il s'est dit "agacé" du discours de certains socialistes: "pour être moderne, on dit du mal du PS et du bien de Sarkozy et du gouvernement!"

Jugeant "légitime de rechercher une équité" des régimes de retraite, Jean-Louis Bianco, ex-directeur de campagne de Mme Royal et ancien ministre des Affaires sociales, estime toutefois qu'il ne faudrait "pas dresser les gens les uns contre les autres". Ce sur quoi insiste aussi M. Bartolone.


source : Yahoo Actualités
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Mardi 4 septembre 2007
Après l'échec de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, de nombreux responsables socialistes ont décidé de régler leur compte avec la principale responsable de cet échec, ceci par livres interposés. C'est le cas, notamment, de :

- Claude Allègre, La défaite en chantant, Fayard
- Guillaume Bachelay, Désert d’avenir : le Parti socialiste 1983-2007
- Claude Bartolone, Une élection imperdable, L'Archipel
- Jean-Christophe Cambadélis, Parti pris, Plon
- Jean-Luc Mélenchon, En quête de gauche, Balland
- Lionel Jospin, L’impasse, Flammarion
- Marie-Noëlle Lienemann, Au revoir Royal, Perrin

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Dimanche 2 septembre 2007
Philip Gould, conseiller politique du Parti travailliste britannique pour les élections de 1997, 2001 et 2005, est professeur de politique et de communication à la London School of Economics. Il livre pour Libération son diagnostic sur l’état du PS.
 
A quoi sont dues, à votre avis, les successives défaites du PS ? 

A l’absence d’un projet clair, cohérent. Lors de la dernière présidentielle, Ségolène Royal avait, à mon avis, tout pour plaire. C’est une femme charismatique, attrayante. Son échec n’est pas dû à un problème d’image. Mais elle n’a pas su se positionner clairement aux yeux du public sur des sujets essentiels. Elle oscillait sans cesse entre le besoin de modernité et la réaffirmation des vieilles valeurs du parti. Il faut que le parti apprenne au contraire à assumer le besoin de changement et à convaincre les gens que c’est une bonne chose.

Mais, à trop se moderniser, le parti ne risque-t-il pas de se trahir ? 

Non, car il ne s’agit pas d’abandonner les valeurs du parti mais de les utiliser pour affronter des problématiques modernes, de s’attaquer à la mondialisation, à l’identité nationale, à la criminalité, à l’immigration, tout en conservant les critères essentiels d’égalité sociale et de justice. Le monde change, et il est normal qu’un parti soit, lui aussi, en perpétuel mouvement. Or le PS a choisi de battre en retraite face à la mondialisation. Et c’est Sarkozy qui s’est saisi du bâton de la réforme. Il ne faut pas que le PS lui laisse ce monopole. Car le modernisme est une affaire de gauche. En ce moment en France, c’est le monde à l’envers. La droite joue les réformistes tandis que la gauche s’enterre dans le conservatisme. C’est un non-sens.

Le PS devrait-il s’inspirer de l’exemple anglais ? 

Il pourrait apprendre beaucoup de notre expérience. Avant Tony Blair, nous étions, nous aussi, abonnés aux défaites électorales. Et puis nous avons réussi à nous réformer drastiquement. Et ce sont désormais les Tories qui sont empêtrés dans l’échec, changent de leader en permanence sans parvenir à trouver un projet cohérent. Les leaders du PS pourraient imiter notre manière de mener une campagne plus engagée. Dans tous les cas, il faut que le parti abandonne cette image de perdant qu’il traîne comme un boulet. On ne peut pas gagner avec un poids pareil…


source : Libération
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Vendredi 31 août 2007
Cela semble un siècle, et pourtant c'était il y a moins d'un an. En novembre 2006, en imposant son style et sa thématique, Ségolène Royal gagnait haut la main la primaire socialiste avec plus de 60 % des suffrages des militants, et caracolait en tête dans les sondages d'intentions de vote aussi bien au premier qu'au second tour. Et qui se souvient encore que l'avance de Ségolène Royal dans les sondages a duré jusqu'en janvier ? Que s'est-il passé entre janvier et avril pour qu'une élection gagnable se transforme en défaite inéluctable ? Pour répondre à cette question, il faut identifier et analyser les principaux choix faits par la candidate.

Une campagne électorale c'est d'abord un rythme. Donner la cadence permet d'influer sur l'agenda des médias, d'imposer sa thématique et de prendre ainsi l'ascendant sur ses adversaires. En choisissant de ne rien faire d'autre jusqu'au 11 février que les débats participatifs, sans même les mettre en scène, Ségolène Royal a pris un retard qu'elle n'a jamais pu rattraper. Ses cafouillages ou ses dérobades dans ses déplacements ou ses interviews n'ont été que les symptômes de cette insuffisante maîtrise du temps. Les médias, sensibles à cette désynchronisation pouvant aller jusqu'au contretemps, ont eu tendance à traiter ses temps forts, qu'il s'agisse du discours du 11 février à Villepinte ou de l'émission du 19 février sur TF1, comme des gestes de la dernière chance. D'où cette campagne chaotique, improvisée, faite de relances successives qui ressemblaient à un éternel début de campagne, et créaient une dynamique du doute.

Vient ensuite la façon de traiter ses concurrents. En politique il faut choisir, même l'angle d'attaque de son adversaire. Nicolas Sarkozy pouvait être "un clone de Le Pen" ou "un Chirac avec des piles neuves", il ne pouvait pas être les deux à la fois. Choisir le premier terme de l'alternative était la pire des solutions pour Ségolène Royal et la meilleure pour son adversaire.

En diabolisant Nicolas Sarkozy, elle a contribué à crédibiliser son offensive auprès des électeurs potentiels de Jean-Marie Le Pen et l'a aidé à siphonner le capital électoral de l'extrême droite en réunifiant l'électorat de droite dès le premier tour. Elle a du même coup entériné le fait qu'il n'était pas le candidat de l'héritage chiraquien, ce qui veut dire qu'elle a validé et cautionné la partie la plus délicate du positionnement de M. Sarkozy : apparaître comme un candidat de rupture, qui n'avait pas à défendre le bilan des gouvernements de M. Chirac auxquels il a pourtant participé à des postes clés. Qu'est ce que la diabolisation a apporté en contrepartie ? Elle a juste surmobilisé un électorat déjà acquis sans vraiment convaincre les autres.

Un autre choix essentiel concernait le positionnement de la candidate et ses rapports avec le parti qui la soutenait. Depuis Epinay, la relation du PS avec l'électorat de centre gauche repose sur un pacte implicite que l'on peut formuler ainsi : "Notre programme est inapplicable, mais rassurez-vous, nous le savons et nous ne l'appliquerons pas." Pas très glorieux, mais efficace, puisque cet électorat a été fixé dès le premier tour par les candidats socialistes à la présidentielle sans interruption de 1974 à 2002 inclus. Ce pacte implicite permettait au PS de poursuivre sa quête obsessionnelle d'un électorat populaire introuvable, à coups de promesses intenables.

En s'opposant au PS, à ses moeurs et à son double langage, en mettant la morale au poste de commande, Ségolène Royal a brisé le pacte implicite. Et elle n'a rien proposé à la place. Pire même, le caractère illuminé de certaines de ses interventions, l'insistance mise sur la logique de l'honneur et le respect de la parole donnée ont généré, chez cet électorat modéré, le sentiment qu'une fois arrivée au pouvoir, elle ne pourrait rien faire d'autre qu'appliquer ce programme inapplicable. Un nombre croissant d'électeurs de centre gauche a cherché un candidat d'opposition alternatif et s'est tourné vers François Bayrou. Qu'a fait Ségolène Royal face à cette hémorragie ? Rien. Elle a laissé filer de 5 % à 6 % de son électorat naturel sans réagir.

L'absence de réactions s'explique notamment par le fait que la candidate a choisi de s'opposer aux hommes du PS plutôt qu'à ses propositions. La solitude plutôt que la rénovation à marche forcée. Ce choix a été fondé sur un calcul politique étrange et qui s'est révélé faux : il est possible de gagner une présidentielle uniquement sur les valeurs, en faisant l'impasse sur les propositions. En réalité, le couple valeurs-propositions est indissociable, et la cohérence entre les deux est une clé de la victoire. Le pire des cas est l'incohérence.

Quand, à Villepinte, Ségolène Royal fustige la dette et sa prise en otage des générations futures, puis enchaîne sur un catalogue de nouvelles dépenses publiques non financées, en oubliant voire en aggravant la dette, elle décrédibilise le système de valeurs sur lequel elle a tout misé. En outre, discourir uniquement sur les valeurs fait courir le risque de l'inconsistance. Le "donnant donnant", à force de manquer de substance, a fini par ressembler à une coquille vide.

Ces quelques erreurs sont à l'origine de l'écart substantiel entre les deux principaux candidats au premier tour de l'élection présidentielle, le déficit d'électeurs de centre gauche de l'une se cumulant au surplus d'électeurs de droite extrême de l'autre. Et cet écart a rendu le second tour anecdotique. Ni la pugnacité - qui a révélé un tempérament -, ni le dialogue avec François Bayrou - improvisé et sans perspective politique sérieuse, mais qui a levé un tabou -, ni le face-à-face télévisé - qui a permis de vérifier une fois de plus que l'agressivité mal maîtrisée passait mal à la télévision, même quand on est une femme - n'ont changé la donne. Le seul moment surprenant a été cette minute surréaliste, au soir du second tour, où Ségolène Royal a proposé à ses électeurs de les conduire "vers d'autres victoires".

C'est pourtant d'une défaite que cette campagne, mal conçue et mal exécutée, a accouché, laissant les Français de gauche stupéfaits et désemparés. Raymond Aron avait coutume de dire : "En politique il faut gagner, ou alors il ne faut pas en faire." Cette phrase cruelle a peut-être vocation à être démentie, à condition d'être lucide sur ce que l'on a fait et ce qui reste à faire.

Jean-Louis Missika enseigne la communication politique à l'Institut d'études politiques de Paris.


Pour résumer, Ségolène Royal a fait preuve d'un très grand amateurisme dans cette campagne !


source : Le Monde
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Jeudi 30 août 2007
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Dans un livre au vitriol sur son ancien parti, le géophysicien tire à boulets rouge sur le PS et ses dirigeants.

 
François Hollande ? «C’est Guy Mollet», «il a mis ce parti par terre». Arnaud Montebourg, Manuel Valls ? «Des chacals». Invité de RTL jeudi matin, Claude Allègre, qui concentrait jusqu’ici plutôt ses tirs sur Ségolène Royal, n’a épargné personne parmi ses anciens compagnons du parti socialiste.
 
Le scientifique, qui a confirmé ce matin qu’il rendrait sa carte du PS, publie – comme d’autres responsables socialistes – un livre assassin sur son ancien parti, «La défaite en chantant». Ce qui lui donne l’occasion de marteler à longueur d’interviews tout le mépris que lui inspirent les socialistes. 
 
Et particulièrement le premier d’entre eux, François Holland, devenu la Némésis du physicien. Dans une interview parue jeudi dans Libération, Allègre explique ainsi que Hollande, qu’il accuse d’avoir «foutu un bordel noir (sic)» dans la campagne présidentielle, est «le responsable principal de toute cette pagaille».
 
L’ex-ministre de l’Education Nationale accuse le premier secrétaire du PS d’avoir divisé pour mieux régner. Il «a joué au plus fin avec tout le monde et il a perdu. Il est allé chercher Jospin, il a encouragé sa compagne... Il pensait que plus le marigot était rempli de crocodiles, plus il avait de chances». Une stratégie qui lui rappelle celle de Guy Mollet, qui n’a jamais voulu lâcher le pouvoir à la SFIO, jusqu’à pousser celle-ci à l’agonie.
 
Allègre, qui n’a jamais caché son aversion profonde pour Ségolène Royal, admet dans le même entretien qu’il s’est quelque peu radouci à son égard. «Je ne la prends pas pour une imbécile et je ne la crois pas dénuée de qualités, notamment de volonté. C’est quelqu’un de courageux, ce qui ne court pas les rues dans ce parti». Il estime d’ailleurs qu’elle «va reprendre l’offensive au PS», voire «les manger tout crus».
 
Allègre n’a en revanche que mépris pour la jeune génération socialiste, qu’il compare à des «chacals» ou à des «hyènes», qui «suivent la lionne» Royal, mais n’ont «pas la moindre idée». «La rénovation du PS, ce n’est pas eux».
 
De manière générale, Claude Allègre est pessimiste sur l’avenir du PS. «La rénovation prendra 10 ou 15 ans», estime-t-il dans Libération, regrettant que plus personne au PS ne prend la peine de «travailler» ou de «réfléchir». «Il n'y a plus de groupe d'experts, il n'y a pas d'idées, pas de corps de doctrine, pas de réflexion d'ensemble», martèle-t-il. Sans exclure toutefois de revenir «si une nouvelle direction était désignée». Et sans cacher son «admiration» pour les débuts du gouvernement Sarkozy.


source : Le Figaro
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Mercredi 29 août 2007
article-SGE.PJX47.210607060725.photo00.photo.default-512x343.jpgLa nouvelle Ségolène Royal est arrivée. Elle veut faire croire au Français qu'en un été elle aurait changé. Duplicité, vous avez-dit duplicité? Une chose est sûre, avec une perte notable dans les sondages, de plus en plus isolée, avec seulement 1500 partisans samedi à Melle au lieu des 4000 attendus, avec des soutiens politiques qui se font plus rares, la rentrée est difficile pour la femme caméléon.

Quasiment deux mois sans avoir de nouvelles de Ségolène Royal. Du coup, on en serait presque à croire l'impensable, qu'elle quitte définitivement la scène politique, ou plutôt, qu'elle fonde sa propre secte, mais qu'elle laisse tranquille le Parti Socialiste. Et puis non, retour à la réalité, celle qui a fait sombrer, avec sa garde rapprochée, et ses dévots de Désirs d'Avenir, les espoirs de la gauche en perdant une élection imperdable est de retour. Forte, dit-elle de sa légitimité des 17 millions de français qui ont voté pour elle. Bien entendu, en s'appropriant ces voix, elle passe sous silence que ce n'était pas tant pour sa personne que les électeurs ont voté pour elle mais pour battre avant tout Nicolas Sarkozy. Il ne faudrait pas oublier l'impact du mot d'ordre "le vote utile"...

Mais bon. Nous sommes habitués aux manipulations de Dame Royal. La dernière, n'est pas neutre. Samedi soir, après son retour à Melle, elle a déclaré à France 3 puis ensuite France 2, qu'il y avait 3000 personnes alors que les médias la créditaient au grand maximum de 1500 personnes (AFP notamment) voire un peu plus d'un millier. Et c'est vrai que les plans du fameux pique-nique montraient bien que ce n'était pas un raz de marée, pas la grande foule. Donc par deux fois Ségolène Royal a affirmé avec son aplomb habituel qu'il y avait 3000 personnes venues la soutenir. Et comme à l'habitude, les présentateurs concernés n'ont pas relevé cette affirmation. Dans le même ordre d'idée, et en dehors de rares journaux, ils n'ont pas soulevé les rares soutiens politiques de l'ancienne candidate à l'élection présidentielle. Et pourtant, la veille, on nous annonçaient que toute sa garde rapprochée serait là, les Peillon, Julien Dray, François Rebsamem, etc. En dehors de Jean-Louis Bianco, en tant que poids lourd, c'était plutôt mince comme soutien. Il est vrai que le vent tourne pour Ségolène. Elle est de plus en plus isolée, sa volonté de prendre le PS n'a pas été couronnée de succès, tout comme sa prise de pouvoir sur la présidence des Régions. Avant de partir en vacances, elle a fait plusieurs erreurs stratégiques qui risquent de l'isoler encore plus.

Alors, samedi, elle nous a fait le coup d'une Ségolène Royal changée, qui a fait peau neuve en deux mois. Fini les décisions solitaires, maintenant, elle souhaite un travail collectif. Après la femme libre, debout, c'est la femme apaisée qu'elle nous livre. Même sa tenue avait changée, un peu en style dame patronnesse, finie les ébouriffantes vêtures de la madone. Bref, nous avons droit à la femme caméléon. Mieux, a-t-elle assuré au journal Le Monde, elle a téléphoné à des politiques comme Henri Weber, elle a déclaré qu'elle se sentait bien au PS. Autant d'attitudes que nous aurions bien aimé lors de la campagne présidentielle. Comme elle pensait l'emporter, elle souhaitait ne garder que pour elle le fruit de sa victoire en se faisant un malin plaisir d'humilier Fabius et DSK. C'était proprement mesquin, à l'image des bouderies d'adolescentes. Pis, elle a avoué qu'elle ne croyait pas dans ce qu'elle affirmait, qu'elle avait improvisée, déplorant le manque de temps pour construire un réel projet.

Le problème, c'est qu'à ce stade, quand on est candidate à la présidence à la République, on est prête quand on sollicite l'investiture. Ce fut une aventure personnelle et elle continue. C'est vraiment prendre les français pour des imbéciles que de vouloir nous faire croire qu'en un été elle aurait changé. Duplicité, vous avez-dit duplicité?


source : JDD
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Dimanche 26 août 2007
69% des Français sont satisfaits du président (+3). Le Premier ministre recueille 63% d'opinions favorables (+7).
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Près de sept Français sur dix (69%) sont satisfaits de leur président de la République, soit une cote de popularité pour Nicolas Sarkozy en hausse de 3 points depuis le mois de juillet, selon un sondage IFOP pour le Journal du dimanche paru dimanche 26 août. 

Les mécontents sont 29%, soit un point de moins que le mois dernier, tandis que 2% ne se sont pas prononcés.

Le Premier ministre François Fillon recueille 63% d'opinions favorables (+7) et mécontente 30% (-4) des sondés. Ils sont 7% à ne pas se prononcer.

- Sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 août auprès d'un échantillon de 993 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. (AP)


source : Nouvel Obs
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