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Vendredi 19 octobre 2007

article-SGE.PJX47.210607060725.photo00.photo.default-512x343.jpgDans un entretien publié dans l'édition de vendredi des Echos, Ségolène Royal estime que "la politique économique et sociale menée par Nicolas Sarkozy ne se traduit pas par un choc de croissance mais par un choc de méfiance". Et voilà qu'elle fait dans le jeu de mots foireux !

L'ex-candidate socialiste reprend l'expression "choc de confiance" utilisée par le gouvernement à l'occasion du vote du "paquet fiscal" cet été et juge au contraire que "le projet de budget pour 2008 accentue le choc de méfiance".

"Il révèle en effet l'incapacité du gouvernement à maîtriser le déficit de l'Etat, puisque celui-ci devrait augmenter de 3,3 milliards d'euros par rapport à 2007, pour atteindre 41,7 milliards d'euros en 2008." ajoute-t-elle.

Ségolène Royal estime qu'un "sursaut" est nécessaire et que "Nicolas Sarkozy doit cesser de garder le pire de la continuité (la dette et l'affairisme) et de choisir le pire de la rupture (l'affrontement et les injustices) pour agir de manière moderne et efficace".

Au delà de toutes ces hypocrisies et mensonges, qu'en est-il en vérité ?

Gérard Gachet répond indirectement à cette question sur son blog, dans un article intitulé : "Economie : les premiers chiffres de l'ère Sarkozy"

Ce dernier estime, en effet, que la grève d'hier intervient "au moment où, paradoxalement, quelques timides bonnes nouvelles semblent apparaître à l'horizon économique, contredisant l'opinion très répandue selon laquelle le "choc de confiance" espéré par Nicolas Sarkozy - notamment grâce à l'adoption du "paquet fiscal" - ne se serait pas produit".

Alors, quels sont ces chiffres ?

Tout d'abord, la consommation des ménages français en produits manufacturés : après avoir reculé de 0,1% en avril et de 0,8% en mai, elle a vivement rebondi pendant les trois mois suivants, avec +1,6% en juin, +0,9% en juillet et +1% en août. Mieux encore, cette forte hausse est due à la consommation en biens durables (automobiles, équipements du logement en mobilier, électroménager et électronique), qui témoigne généralement d'une confiance accrue en l'avenir.

Ces chiffres sont donc bien supérieurs aux attentes des "experts", qui tablaient sur 0,2% en juillet et 0,3% en août : comme quoi les prévisions des économistes peuvent parfois s'avérer fausses. Comme l'a reconnu l'un d'entre eux, "il faut remonter à 1995 pour trouver trace de trois mois de rang aussi dynamiques", alors qu'un autre pronostique : "Cela devrait se traduire par un rebond de la croissance au troisième trimestre après la déception du deuxième". Exactement ce que veut dire Christine Lagarde lorsqu'elle annonce : "Le troisième trimestre vous surprendra".

Un autre chiffre important, celui concernant les mises en chantier de logement, qui ont bondi de +13,6% en juin-juillet-août par rapport à la même période de l'année précédente, les permis de construire repassant eux aussi dans le vert durant ces trois mois. Sans aller jusqu'à entonner le vieux refrain "quand le bâtiment va, tout va", force est de constater qu'il n'y a pas que de mauvaises nouvelles sur le front de l'économie, conclut Gérard Gachet.

Et que ces chiffres justifient bien que l'on attende encore un peu pour connaître les premiers résultats des premières réformes, et savoir en conséquence si le "choc" sarkozien a eu lieu ou pas.

 

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Mercredi 17 octobre 2007
375892.jpgCe matin, une petite phrase de Nicolas Sarkozy, interrogé à propos de la grève de jeudi contre la réforme des régimes spéciaux de retraite :
"Je ne suis pas pas stressé (par la grève de jeudi contre la réforme des régimes spéciaux de retraite). Les gens seraient plus inquiets si on ne faisait pas les réformes ../.. Il y a des réformes à faire, tout le monde le sait, j'ai été élu pour ça"

source : Nouvel Obs
g_fck
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Mardi 16 octobre 2007
2093047425.jpgRoyal n'était pas à la soirée «touche pas à mon ADN» afin de ne pas croiser Hollande. Pitoyable !!!!

Toute la gauche était au Zénith de Paris, dimanche, pour la soirée « touche pas à mon ADN ». Toute ? Non… La grande absente de la soirée s'appelait Ségolène Royal. Explication.

 
« Madame Royal a pris position contre l'amendement Mariani dans les colonnes de Charlie Hebdo, la semaine dernière. Il n'y a aucune ambiguïté sur son opposition aux tests ADN. Mais dimanche soir, elle avait d'autres obligations », explique, laconique, Dominique Bouissou, l'attachée de presse de l'ex-candidate socialiste. De ces « autres obligations », on ne saura rien de plus puisqu'elles seraient « d'ordre privé ». Mais lors de la grande soirée organisée au Zénith par Philippe Val (directeur de Charlie hebdo), Laurent Joffrin (directeur de Libération), Dominique Sopo (président de SOS racisme) et Bernard-Henri Lévy, son absence n'est pas passée inaperçue. Fallait-il y voir l'effet d'une nouvelle stratégie de communication fondée sur la discrétion ? Préparait-elle très à l'avance ses bagages en vue de son voyage à Florence prévu mercredi pour rencontrer le président de la région Toscane, Claudio Martini ?

« En fait, elle devait venir, confie un membre de l'organisation. On avait même tout prévu pour qu'elle ne croise pas François Hollande. Mais comme la salle n'est pas très grande, il y avait quand même une chance qu'ils se voient alors elle a décidé d'annuler au dernier moment. » La vraie raison de son absence serait donc à chercher du côté de la brouille conjugale : la version est confirmée par plusieurs sources. « C'est quelqu'un de… difficile à suivre », ajoute un autre organisateur. Question : doit-on comprendre que Ségolène Royal et François Hollande en sont à un niveau de relations tel qu'on ne les verra plus jamais dans la même salle, fut-elle une salle de 6000 places ? Déjà, à l'université d'été de La Rochelle, le parcours des deux leaders socialistes semblait chronométré pour éviter tout contact. Finie l'union de la gauche, aujourd'hui on fait PS à part. Une tactique gagnante-gagnante ? Rien n'est moins sûr.


Et bien, pour deux personnes qui vont être obligées de travailler ensemble dans le même parti politique, ça promet !!! et c'est comme cela qu'ils comptent reconstruire la gauche .... en évitant de se croiser .... ça me fait doucement sourire !


source : Marianne2
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Samedi 13 octobre 2007
Afin de rabattre le caquet des pseudo-intellos de gauche qui affirment haut et fort que les Français sont opposés aux tests ADN, un sondage les contredit .

En effet, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour le Figaro et LCI, publié vendredi 12 octobre, plus d'un Français sur deux est favorable à l'introduction de tests ADN pour les candidats au regroupement familial, et les trois quarts d'entre-eux estiment que le projet de loi Hortefeux est "une bonne chose" pour "favoriser la lutte contre l'immigration clandestine".

A la question "êtes-vous favorable ou opposé" au fait de "faire passer un test génétique pour s'assurer de la filiation des enfants et lutter contre la fraude dans le cadre du regroupement familial", 56% des sondés répondent qu'ils sont favorables, contre 44% qui y sont opposés.

"Une bonne chose"

Plus généralement, les trois quarts des personnes interrogées pensent que le projet de loi de Brice Hortefeux sur l'immigration est "une bonne chose" pour "favoriser la lutte contre l'immigration clandestine" et 73% pensent qu'il permettra de lutter "contre le travail clandestin".

57% des sondés estiment que le projet de loi favorisera "l'intégration des étrangers en France".

Selon ce sondage, plus des deux tiers des Français (69%) sont favorables à ce que soit fixé chaque année "le nombre d'immigrés autorisés à s'installer en France selon leur profession", et à la limitation du regroupement familial "aux personnes qui maîtrisent déjà le français (67%). Pour 64% des personnes interrogées, seuls les étrangers "qui ont un revenu équivalent ou supérieur au SMIC" devraient pouvoir prétendre au regroupement familial.

Sondage réalisé les 10 et 11 octobre 2007 auprès d'un échantillon de 1.078 individus, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas et par Web interview.


source : Nouvel Obs_bug_
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Samedi 13 octobre 2007
Ce qui m’a blessé c’est surtout la manière dont elle déclare que, quand on est membre du gouvernement, on doit parler très bien le Français, ça c’est blessant. J’aurais juste tendance à lui dire que c’est vrai, qu’elle a un profil d’institutrice un peu rigide et que la bravitude…
Fadela Amara, en réponse a Ségolène Royal
 
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Vendredi 12 octobre 2007
182057709.jpg«Comprendre le réel» : c’est sur cette ambitieuse thématique que s’ouvre, aujourd’hui à Toulouse, le rassemblement du Nouveau Parti socialiste (NPS). Quatrième courant du PS à effectuer sa rentrée politique, après les royalistes, les jospinistes et les fabiusiens, cette sensibilité du parti, qui joue résolument sur l’aile gauche, entend à son tour aligner ses troupes. Et faire feu de ses munitions idéologiques dans la bataille d’interprétation de la défaite présidentielle qui, ces jours-ci, fait rage entre socialistes .

«Confusion». «Le parti n’a pas clarifié sa position par rapport à la campagne», estime le député européen Benoît Hamon, coleader du courant avec Henri Emmanuelli. «Sur ce sujet-là comme sur d’autres, la confusion domine. On peut dire ce que les uns et les autres, individuellement, ont tiré comme conclusion de cette séquence. Mais ce que le parti, collectivement, en pense, on ne sait pas…»

.../...

Au-delà du bilan, il s’agit bien d’envisager les perspectives. «Nous ne voulons pas voir se prolonger certaines dérives, et nous refusons une forme de dépolitisation et d’attrait par rapport aux thèmes portés par l’adversaire», ajoute un autre élu NPS. En clair, empêcher Ségolène Royal de gagner du terrain idéologique et œuvrer à ce que le NPS appréhende comme «une personnalisation et une droitisation» du Parti socialiste. Notamment en vue du prochain congrès.

En toute logique politique, aucun royaliste pur et dur n’a été convié à Toulouse. «Il n’y a pas d’exclusive, mais tout de même un périmètre qui se dessine autour de gens qui ont la même conception du parti, contre la volonté de certains de transformer le PS en parti de supporteurs à l’instar du Parti démocrate américain», résume Régis Juanico, député de la Loire. Le jospiniste Harlem Désir, le fabiusien Claude Bartolone et Bruno Le Roux, proche de François Hollande, en revanche, devraient en être. Une ouverture dictée par les différentes hypothèses de construction majoritaire, donc. Mais également par la situation de ce courant créé en 2003 au congrès de Dijon par Hamon, ainsi qu’Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, qui depuis l’ont quitté. Avant de devenir tous deux porte-parole de campagne de Royal… «Le NPS n’est pas réduit à peau de chagrin, mais on n’a pas la taille critique pour peser sur l’orientation du parti», estime un membre du NPS, qui pèserait selon ses estimations «entre 10 et 15 %» des voix.

«Reconquête». D’alliance, il sera également question en externe, avec la nécessité, selon le NPS, de trancher la question ouverte par l’appel de Royal au débat avec François Bayrou, lancé lors de la présidentielle. Entre la traditionnelle stratégie d’union côté gauche ou un rapprochement avec l’UDF. «Entre une posture sérieuse qui offre des chances de reconquête et un scénario de salon, que la logique politique récuse, nous devons tourner le dos à une spirale de la défaite que ne ferait qu’accélérer l’alliance avec le Modem», résume Hamon. D’où la présence, dimanche, du porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, du député Vert Noël Mamère et du patron du PRG Jean-Michel Baylet.

L’intitulé du débat : «Soigne ta gauche». Pour mettre Royal K.O
.


source : Libération
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Mercredi 10 octobre 2007

Sarko powa, première mise en ligne par arnau28.

 

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Mardi 9 octobre 2007
Rappelez-vous la photo de couverture d'un numéro de VSD de fin-septembre montrant l'ex-candidate socialiste, assise sur un fauteuil, dévoilant légèrement ses jambes avec un verre de liquide clair dans la main.

01713.jpg
Et bien cette photo aurait été retouchée numériquement. En effet, sur la photo originale, non seulement la jupe était beaucoup plus courte, mais un autre détail à été modifié : le verre était rempli d'un liquide plutôt rougeâtre, que l'on pourrait facilement assimiler à du vin. C'est ce que nous révèle Bakchich aujourd'hui.

Visiblement, Royal est toujours aussi soucieuse de son image de marque, au point même de tromper ses admirateurs. Point d'image d'elle la montrant dépravée !

Pour être honnête, en voyant la couverture de VSD, je m'étais fait la remarque que, pour une fois, elle s'était un peu laisser aller en découvrant ses jambes. Alors, si, sur la photo originale, sa jupe est encore plus courte et qu'elle a un verre de pinard à la main, je ne demande qu'à voir. Si quelqu'un d'entre-vous était en possession de cette photo, merci de me l'envoyer pour que je la diffuse.

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Mardi 9 octobre 2007

Le futur directeur du FMI, qui doit prendre ses fonctions le 1er novembre, a assuré aux militants socialistes de son fief électoral de Sarcelles qu'il ne les quittait pas vraiment.

Dominique Strauss-Kahn, futur directeur général du Fonds monétaire international qui doit prendre ses fonctions à Washington le 1er novembre, a assuré, lundi 8 octobre dans la soirée, aux militants socialistes de son fief électoral de Sarcelles qu'il ne les quittait pas vraiment.
"Ce n'est certainement pas un adieu, pas même un au revoir. Je m'éloigne juste un peu le temps de me faire désirer"
, a déclaré le socialiste, lors d'une soirée organisée par ses partisans du Val d'Oise. "On verra bien ce qui arrivera après le FMI. Je ne vous quitte pas", a-t-il ajouté, selon des propos rapportés à Reuters par le maire de Sarcelles, François Pupponi. Le mandat de directeur général du FMI est de cinq ans, soit jusqu'en novembre 2012.

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"Les derniers mots reviennent aux Français" 

Lundi dernier, lors de sa première conférence de presse depuis sa désignation, "DSK" a éludé les questions sur son avenir politique franco-français, notamment élyséen. "Les derniers mots dans ces affaires reviennent toujours aux Français", a fait valoir l'ancien candidat à l'investiture présidentielle. A Sarcelles, ville dont il a été maire et dont il est toujours le premier adjoint, "il a voulu dire: 'on reste en contact'", a expliqué François Pupponi, conscient du côté "savoureux" des déclarations d'un ancien candidat à l'investiture présidentielle. Lors d'un bref discours devant plus de 700 personnes "DSK" a indiqué qu'il souhaitait que François Pupponi récupère son mandat à l'Assemblée nationale. L'élection législative partielle devrait se dérouler début décembre.


Si Ségolène Royal croyait avoir la voie libre pour 2012, c'est raté !
Contre un DSK qui aura pris une envergure internationale grâce à ce poste au FMI alors que, pendant ce temps, l'ex-candidate socialiste n'aura aucune responsabilité politique importante, elle n'aura aucune chance ... et c'est tant mieux !


source : Nouvel Obs



source i_bug_fck
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Dimanche 7 octobre 2007
Rien à voir avec la politique me direz-vous ?

Et bien vous vous trompez. Nicolas Sarkozy était hier derrière les bleus. Imaginez Ségolène Royal dans les tribunes avec son sourire coincé .... non, pas possible !

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Mardi 2 octobre 2007
20070812-WWW000000046-14914-1.jpgLe président Nicolas Sarkozy pourrait annoncer une nouvelle vague "d'ouverture" à gauche à la faveur de sa rencontre à l'Elysée avec les parlementaires de la majorité UMP-Nouveau centre (NC) mercredi soir.

Des informations non confirmées circulaient en ce sens mardi à l'Assemblée nationale.

Le nom de députés socialistes qui seraient prêts à entrer au gouvernement ou à accepter de nouvelles missions était cité, notamment Jack Lang, Manuel Valls ou encore Julien Dray.

Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée, a réagi, lors de son point de presse hebdomadaire. "1. Ce point n'a pas été évoqué lors de notre réunion. 2. nous n'avons pas d'infos. 3. nous n'avons même pas de rumeurs", a-t-il dit.

André Vallini, porte-parole du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC), a choisi de répondre par l'ironie.

"Si on considère qu'une deuxième vague d'ouverture devait avoir lieu, elle poserait, semble-t-il, plus de problèmes à la droite qu'à la gauche. Pour ce qui nous concerne, nous sommes vaccinés", a-t-il dit lors de son point de presse hebdomadaire.

"On a eu à gérer ça au mois de juin. Chacun agit en conscience. Moi, je ne crois pas une seconde que les noms que vous venez de citer soient susceptibles de passer de l'autre côté", a-t-il ajouté.

"Si d'autres noms, d'autres socialistes devaient un jour franchir la frontière de l'opposition à la majorité, ça les regarde et il faut leur poser la question", a poursuivi le député de l'Isère.

André Vallini a précisé, en réponse à une question, que Manuel Valls était présent à la réunion hebdomadaire du groupe mais que Jack Lang et Julien Dray étaient absents. Jack Lang s'est mis en congé du groupe parlementaire cet été.

"Ce n'est pas pour m'étonner", a pour sa part dit dans les couloirs de l'Assemblée Alain Bocquet, chef de file des députés communistes, à propos de ces rumeurs. "Il y a des gens qui peuvent dériver", a-t-il ajouté. "Sarkozy joue bien".

"L'ouverture est utile mais il ne faut pas que ce soit un choix qui ressemble plus à un casting qu'à une vraie compétence gouvernementale", a pour sa part averti Nicolas Perruchot, porte-parole du groupe du Nouveau centre (NC) et député-maire de Blois, ville qu'il a ravie en 2001 à Jack Lang.

Réunis à Strasbourg ce week-end, les parlementaires UMP ont manifesté leur désapprobation quant à une éventuelle poursuite de la politique "d'ouverture" prônée par Nicolas Sarkozy.

"Oxygéner la maison c'est bien mais attention à ne pas faire entrer le loup dans la bergerie", prévient à nouveau Josselin de Rohan, président du groupe UMP au Sénat, dans France Soir mardi.

"L'ouverture est une manoeuvre astucieuse" à condition que les socialistes entrant au gouvernement "se convertissent à nos idées" sinon l'électorat va se démobiliser, estime-t-il.


source : Yahoo Actualités

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Mardi 2 octobre 2007

Segoleanne TV
envoyé par staiffDA
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Mardi 2 octobre 2007

Ségoléne Royal
envoyé par UDF
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Lundi 1 octobre 2007
Ségolène Royal semble être, elle aussi, touchée par la maladie d'Alzheimer. En effet, elle s'est permise de critiquer le chef de l'Etat sur, je cite, "ses revirements et bourdes diplomatiques", mais enfonce le clou en le mettant en garde "contre la tentation de pratiquer une politique spectacle".

De qui se moque-t-elle ???

Concernant la diplomatie, est-il nécessaire de rappeler sa gaffe sur le nucléaire Iranien, celle sur la justice Chinoise, celle sur le Hezbollah, ou encore ses gaffes sur l'indépendance du Québec ?

Concernant la politique "people", est-il nécessaire de rappeler qu'elle a pratiquement accouché de son dernier enfant sous les appareils photo de Paris-Match, qu'elle n'apparait que dans les magasines "politiques" tels que VSD, Closer, ou bien Voici ?

01713.jpg374a6f957340c7fcbe73aab9accca1ea-29.jpgsegolene-royal-maillot-de-bain.JPG


C'EST VRAIMENT L'HOPITAL QUI SE MOQUE DE LA CHARITE !!!
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Lundi 1 octobre 2007
Voici une excellente critique objective du livre de Raphaëlle Bacque et Ariane Chemin, "La femme fatale" écrite par David Martin, à voir également sur son blog :



fatale.jpgLa Femme Fatale, de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin n’est pas un pamphlet anti-Royal comme celui de Jospin. Ce n’est pas non plus un compte-rendu minute par minute de la désastreuse campagne présidentielle de la Madone des sondages. C’est bien plus simplement une analyse féminine d’un parcours féminin, celui d’une femme politique qui a voulu, en 2005, prendre sa revanche sur son compagnon, sur les machos du PS, sur les hommes en général.

C’est aussi le récit d’une ambition qui ne s’est embarrassée d’aucun scrupule, une plongée dans une personnalité qui, si elle apparaît plus complexe que ce qui a pu transpirer à la télévision, n’en est pas moins roublarde, retorde revancharde et exclusive.

La Femme Fatale n’est pas un récit linéaire. Les deux auteurs reviennent souvent en arrière pour expliquer tel ou tel aspect de la campagne. Le futur s’écrit toujours grâce aux racines du passé. Pour ne donner qu’un exemple, si le point départ de l’aventure Royal prend, selon les auteurs, dans la blessure du couple de 2005, amplifiée par une série de sondages très favorables, le livre repart régulièrement en 1993, en 1997, en 2002, en 2004…. En fait, on s’aperçoit rapidement que Royal n’a peut-être pas préparé l’élection comme Sarkozy mais qu’elle a minutieusement préparé sa candidature, profitant du travail de sape de François Hollande qui espérait bien saisir les fruits des victoires de 2004 aux Régionales et aux Européennes.

Si la campagne proprement dite n’est que finalement moins présente qu'espéré (d'autres livres s'en sont chargés), et que les passages décrits sont connus (le voyage en Chine, les gaffes sur le Québec, le congrès de Villepinte, le discours raté du 22 avril…), les préparatifs de la précampagne sont nettement plus disséqués. On voit donc une femme qui, petit à petit, s’impose non pas au PS mais parmi les seconds couteaux du PS, les Dray, les Montebourg et cie… Elle va détacher non pas l’appareil du parti, dévoué aux éléphants, mais tous les frustrés socialistes, ceux qui espèrent depuis des années et qui ne veulent pas jouer la carte Hollande ou DSK.

Magistralement orchestré, cette précampagne est l’occasion pour Royal d’appliquer les recettes marketing les plus audacieuses. Elle mise tout sur Internet, contourne le parti, fait adhérer, sur conseil de Lang (qui pensait ramasser la mise) des milliers de français à 20 euros, qui seront bien utiles lors des primaires. Alors que Sarkozy met l’UMP à son service, Royal entend utiliser le PS à sa convenance mais ne veut surtout pas y être associé.

Le livre ne fait pas l’impasse sur les qualités de Royal, mais n’oublie pas ses défauts, sa tendance à la mythomanie (à propos de ses soi-disant discours écrit pour Mitterrand, Attali estime que dans un système anglo-saxon, ses mensonges auraient été vite montés en épingle), son refus du pardon et surtout son impitoyable talent de tueuse. Malheur à celui qui a déçu, à celui qui a refusé de marcher dans ses clous. Journalistes, politiques, publicitaires, entourages… si on ne fait pas comme elle le décide, elle jette, elle oublie, elle brutalise. Mais comme je l’ai dit, nous ne sommes pas ici dans un réquisitoire. Le livre a, à mon sens, le constat de l’honnêteté. Il s’appuie sur des témoignages précis, des exemples concerts. Un parmi d’autres : en 88, elle vient mendier à Mitterrand une circonscription. Le vieux monarque refuse dans un premier temps puis se ravive et demande à ce qu’on lui trouve un point de chute. Ce sera dans les Deux-Sèvres. Exit donc Jean-Paul JEAN, le candidat Ps qui a déjà dépensé 50 000 Frs dans cette élection. Royal a même le toupet de lui dire : « J’imagine que c’est dur pour toi mais maintenant il faut gagner ». Premier d’une longue série de personnes qui devront se mettre, coûte que coûte à son service.

Le livre met également en relief son goût immodéré pour les médias … tant qu’ils vont dans son sens. Elle passe régulièrement à la télé : Lahaie d’honneur, Sacré Soirée, Panique sur le Seize… Sa phrase préférée quand elle est ministre « Qu’est ce qui intéresse les médias ? » Contrairement à ce qu’elle a voulu nous faire croire, elle travaille cette élection depuis des années, elle y pense depuis 1995 !! Elle étale sa vie privée, accouche quasiment en direct, se sert de son fils pour sa campagne et surtout utilise ces déboires conjugaux pour se forger une ambition.

Il est clair que le grand perdant de cette élection est Hollande. Il a vu s’envoler sa femme, ses enfants, son parti, son rêve de présidentielle… Il se retrouve dans le rôle du pauvre gars qui rentre un jour chez lui pour s’apercevoir que maman est parti avec la voiture et les mouflets. Il est clair qu’il n’a rien vu venir, même quand les signaux s’amplifient. Il a voulu jouer la carte Jospin, reprendre la main... Il a perdu et largement perdu.

Mais Femme Fatale donne également les clés de l’échec final. Sitôt les primaires terminées, tout s’affole. L’improvisation règne, le PS ne suit pas, les éléphants déçus d’être écartés et furieux du mépris de Royal (Sarkozy notera qu’après les primaires, elle n’a pas daigné les appeler) freinent des quatre fers… Et Royal s’entête, croit qu’une campagne se gagne à coup de bons mots, de prières (toute socialiste qu’elle est, elle est très croyante), de mains passées dans le dos… Quant au QG de campagne, un quasi-bunker, on s’affole, elle refuse de voir la vérité. Quand Eric Besson conteste le chiffrage, on le pousse au départ. Rien n’est préparé, les interviews sont annulées au gré des caprices de la diva, les demandes de rendez vous non-honorés s’accumulent sur le bureau de la candidate… Lors de la préparation du débat, on se moque de Sarkozy qui avale fiche sur fiche. Le 2 mai, les Français découvriront une Royal qui ne maîtrise aucun dossier car elle ne prépare rien. Les projets de lois sont improvisés, elle tente les alliances les plus controversées... Bref, l’élection imperdable l’a été car elle n’a rien fait pour la gagner.

Le livre décrit donc une femme qui a cru qu’une élection se gagnait uniquement sur un minois, sur quelques mots. Elle n’a pas compris que dans l’autre camp, Sarkozy se préparait depuis au moins 5 ans.

Des nombreux livres écrits sur cette défaite, celui-ci est sans doute le moins dur. Il n’en reste pas moins indispensable tant l’analyse y est fine.


source : La pensée néoconservatrice
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Dimanche 30 septembre 2007
En effet, après la maternité dans Paris-Mach, sa vie politique dans Closer, ses photos dans Voici, au tour de VSD d'interviewer l'ex-candidate socialiste.

Donc, désormais, si vous cherchez des nouvelles de Ségolène Royal ? tournez-vous vers la presse people !

01713.jpg
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Samedi 29 septembre 2007
8059086-o.gifSilencieux depuis l'été, Laurent Fabius est revenu samedi sur le devant de la scène, se posant en "responsable engagé" de la reconstruction de la gauche devant plusieurs centaines de socialistes dont certains d'autres sensibilités, à l'exception des partisans de Ségolène Royal.

M. Fabius, qui avait été silencieux depuis l'été -un "temps de latence" qui lui semblait nécessaire après la défaite- a organisé dans les locaux de l'Institut d'études politiques une réunion sur le thème "Reconstruire la gauche", devant quelque 700 personnes.

Les fabiusiens étaient en nombre, mais avaient aussi été invités des représentants des autres sensibilités, tels le strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, une proche du maire de Paris Bertrand Delanoë, ou encore le sénateur Jean-Luc Mélenchon.

M. Fabius a rassuré ses partisans en assurant qu'il serait "un responsable engagé". Il a indiqué qu'il ne voulait plus être, comme il l'avait dit avant l'été, "un sage actif", parce que selon lui on retient trop le premier mot, mais "un actif sage".

Refusant de participer à "des luttes intestines et fratricides" au PS, il a assuré néanmoins : "Je ferai entendre ma voix dans le débat politique de demain". "Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche", a affirmé l'ancien Premier ministre.

M. Fabius n'a récusé aucune de ses convictions -"nos valeurs n'ont pas pris une ride"- tout en assurant que "certaines de nos propositions concrètes devront s'adapter", notamment sur l'innovation et la compétitivité. Il a aussi mis en garde la direction du PS sur la stratégie d'alliance en vue des municipales, rejetant tout accord avec le MoDem de François Bayrou.

L'ancien Premier ministre sort du bois au moment où son ex-rival Dominique Strauss-Kahn s'en va à Washington pour diriger le FMI, et que Lionel Jospin est de retour avec son livre "L'Impasse", très acéré contre Ségolène Royal.

Cette réunion des fabiusiens vient après une réunion similaire organisée il y a deux semaines autour de Lionel Jospin.

Le but affiché est de "rassembler" tous les socialistes mais aucune personnalité proche de Ségolène Royal ne participait à cette "journée d'échanges et de réflexions".

"N'ont été conviés que les responsables politiques qui ont montré qu'ils avaient envie de discuter avec nous" en matière "de conception du parti et de stratégie", précise Claude Bartolone, lieutenant de l'ancien Premier ministre.

Le premier secrétaire François Hollande n'était pas invité : "On attend de lui qu'il clarifie sa position", dit un des organisateurs.

Arnaud Montebourg, ancien porte-parole de Ségolène Royal, a souligné à son arrivée que "les socialistes sont trop divisés et doivent s'unir". Affichant "sa fidélité et son amitié" envers Mme Royal, il a pris ses distances devant la presse : "J'ai aussi un goût particulier pour ma liberté".

Benoît Hamon, un des quadras montants du PS, s'est dit "content que ce dialogue existe". "Ségolène n'est pas invitée, mais est-il nécessaire d'inviter ceux qui ne seraient pas venus ?", dit-il. "On a besoin de renouveler l'orientation et l'image du PS", affirme ce proche de Henri Emmanuelli.

Pour les strauss-kahniens, sans chef de file depuis le départ de DSK, l'heure est à la réflexion : "Les socialistes doivent moins s'occuper des présidentiables que de faire la clarté sur les idées", affirme Jean-Christophe Cambadélis, dans une allusion aux ambitions de Ségolène Royal.

Il a trouvé le discours de Fabius "oecuménique et recentré".


source : Yahoo Actualités

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Jeudi 27 septembre 2007
"A bien des égards, la suffisance et les insuffisances de Ségolène Royal pendant la campagne ont été celles de ces technocrates des années 1970 qui ne doutaient de rien"
Marc Lambron - Haut fonctionnaire et écrivain
 
source : Le Monde
 
 
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Mercredi 26 septembre 2007
2308922-224.jpgLe seul moyen que semblent avoir trouvé Hollande et le PS afin de contrer Nicolas Sarkozy est la censure.

En effet, à cours d'argument et de proposition constructive, ceux-ci ont décidé de saisir le CSA, Conseil supérieur de l'audiovisuel, pour exiger que "le temps d'exposition médiatique" du président Nicolas Sarkozy soit "désormais pris en compte au même titre que celui du gouvernement", dans une lettre dont l'AFP a obtenu copie.

Dans cette lettre envoyée au président du CSA, Michel Boyon, cosignée par le député PS de Saône-et-Loire Didier Mathus, le Premier secrétaire estime que "le déséquilibre actuel ne saurait perdurer" et qu'il s'agit d'une "question de démocratie".

"Le temps d'exposition médiatique du président doit désormais être pris en compte au même titre que celui du gouvernement (...) Devrait être également décompté le temps d'expression publique des collaborateurs du président. Messieurs (Claude) Guéant, (Henri) Guaino ou (David) Martinon sont en effet très présents dans les médias", ajoute le député de Corrèze.

Malheureusement pour eux, et selon toute logique, actuellement, le CSA ne prend pas en compte les interventions du président de la République pour l'équilibre des temps de parole, "car celui-ci ne peut être assimilé à aucune des catégories donnant lieu à un décompte (gouvernement, majorité parlementaire, opposition parlementaire, autres formations)", indique l'institution sur son site internet.

Heureusement pour eux le ridicule ne tue pas ! les responsables du PS feraient mieux de bosser un peu plus et de proposer des actions constructives au lieu d'essayer de faire taire la concurrence, mais sans doute n'ont-ils plus rien à dire pour réagir de la sorte ...


source : Le Monde

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Mercredi 26 septembre 2007
Décidemment, on en découvre tous les jours sur les méthodes sournoises de Ségolène Royal !

Cette fois-ci, c'est un article qui m'a été sympathiquement proposé par un lecteur de mon blog, j'ai nommé Rageous. Merci encore à lui.

En fait le Nouvel Obs nous fait part d'une lettre écrite par Bernard Poignant (député européen PS ) qui s'adresse à Ségolène Royal afin de l'accuser de plagiat.


Voici l'intégralité de la lettre ouverte de Bernard Poignant à Ségolène Royal.


Chère Ségolène,

La période est propice à quelques lectures. J'ai ainsi parcouru le livre que tu as publié en 1996, intitulé "La Vérité d'une femme", aux éditions Stock. Je ne l'avais pas lu à sa parution. C'est un beau titre et il m'a incité à approfondir l'idée même de vérité. Le chapitre II traite de la morale de l'action, encore un beau titre qui m'a encouragé à t'écrire ma surprise.

En effet, pages 62 et 63, tu énumères 12 principes qui guident ta philosophie dans la vie politique. Je les reprends in extenso :

"1. Ne crois pas avoir toujours raison : l'élection donne une légitimité, pas une compétence universelle.
2. Ne fais pas dépendre ta vie personnelle de ta vie politique : tu dois rester un homme ou une femme libre.
3. Ne crains pas de savoir dire non : l'intérêt particulier s'efface devant l'intérêt général.
4. N'attends pas de reconnaissance : fais seulement ton devoir.
5. Prends le temps de recevoir et d'écouter : n'oublie jamais que le pouvoir use et isole.
6. Ne te crois pas indispensable : fais ton travail avec sérieux, mais garde ton humour.
7.

N'aie pas peur de risquer ton mandat pour une conviction : tu dois toujours pouvoir te regarder en face.
8. Maîtrise tes victoires et surmonte tes défaites : Sinon, tu deviens vite insupportable.
9. Tiens parole : le contrat de confiance est le meilleur ciment de ton équipe.
10. Ne soutiens un projet qu'en raison de son intérêt pour la collectivité ; garde-toi de toute partialité ou de sectarisme.
11. Respecte tes adversaires politiques, écoute aussi leurs propositions, et cherche toujours à élever le débat.
12. Tu es un élu mais tu es un citoyen parmi les autres et pas au-dessus des autres. Comporte-toi en citoyen ordinaire sans chercher à tirer un quelconque avantage de ta qualité d'élu.

Cela, bien entendu, n'est pas un autoportrait implicite, juste un idéal à rechercher !"

Le problème est simple : ces principes ont été presque tous écrits par moi en mars 1989 et publiés par le journal "Le Télégramme" les 9 ou 10 mars de cette année-là. Nous sommes alors à la veille du premier tour des élections municipales. Le journal demande aux têtes de liste un dernier papier avant le scrutin.
Pour éviter un texte passe-partout, je décide de rédiger ce que j'ai appelé "Les dix commandements". C'est une expression biblique comme l'ordre juste est une expression pontificale. Mais elle résonne bien dans la mémoire et la conscience collectives. Voici in extenso le texte publié en page "Quimper" du Télégramme.

"On dit les campagnes électorales fertiles en promesses destinées à ne pas être tenues. Est-ce à dire que les candidats, puis les élus, sont des gens sans principes ni scrupules? Je ne le pense pas. Voici mes dix commandements de l'élu. C'est un idéal à atteindre et non un portrait de leur auteur. Car personne n'est parfait :
1. Ne crois pas avoir toujours raison : l'élection donne une légitimité, pas une compétence universelle ;
2. Ne fais pas dépendre ta vie personnelle de ta vie politique : tu dois rester un homme libre ;
3. Ne crains pas de savoir dire non : l'intérêt particulier s'efface devant l'intérêt général ;
4. N'attends pas de reconnaissance : fais seulement ton devoir ;
5. Prends le temps de recevoir et d'écouter : n'oublie jamais que le pouvoir use et isole.
6. Ne te crois pas indispensable : fais ton travail avec sérieux, mais garde ton humour;
7.
N'aie pas peur de risquer une élection pour une conviction : tu dois toujours pouvoir te regarder en face ;
8. Maîtrise tes victoires et surmonte tes défaites : sinon tu deviens vite insupportable.
9. Tiens parole : le contrat de confiance est le meilleur ciment de ton équipe ;
10. Regarde toujours l'avenir : la vie ne s'arrête jamais. Cet idéal vaut pour la conduite d'une ville. Pensez-y".

Je te joins une copie pour servir de preuve. Je me suis senti flatté de cette reprise, mais floué de ne pas être reconnu dans mon droit d'auteur. Il s'agit en effet d'une écriture personnelle, une sorte d'intimité politique qui ne peut être reprise comme une proposition ou une analyse. Si tu n'avais pas sollicité la charge suprême de conduire l'Etat je ne l'aurais sans doute jamais su et, dans le cas contraire, n'aurais pas réagi. Mais l'idée que je me fais de la fonction présidentielle m'interdit de penser que la morale de l'action se réduit à un papier-collé.
Que cela date de 1996 ne change rien à l'affaire.
Enfin comme l'action des hommes et des femmes mêle souvent tragédie et comédie, sérieux et humour, il m'a amusé de voir que la "Vérité d'une femme" dépendait à ce point des "Commandements d'un homme".

Je suis sûr que tu sauras rétablir les choses quand l'occasion se présentera. En attendant je t'assure de mon amitié socialiste.

Bernard Poignant
Député européen (PS)
Ancien maire de Quimper

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