Ségolène Royal, de part sa mauvaise foi systématique à l'encontre du Président de la République, ainsi que de son incompétence notoire, se retrouve lachée par ses anciens "amis". On l'a vu
récemment, lors de ses (fausses) menaces de poursuites judiciaires suite aux révélations du livre "Hold-ups et trahisons" remettant en cause les conditions de l'élection de Martine Aubry à la tête
du parti socialiste.
Que reste-t-il des anciens soutiens politiques de l'ex-candidate ?
Batho, Bianco: les fidèles. C'est le premier cercle autour de Ségolène Royal. Au premier rang, on compte Delphine Batho: anciennement proche de Julien Dray, elle a succédé à Ségolène Royal
dans sa circonscription deqs Deux-Sèvres. Elle est la porte-parole attitrée de la présidente de Poitou-Charentes. A ses côtés on trouvé également le député des Alpes-de-Haute-Provence, Jean-Louis
Bianco. Fin connaisseur des arcanes du parti, il fut notamment secrétaire général de l'Elysée de 1982 à 1991. Aurélie Filipetti en faisait partie, mais elle a elle aussi pris ses distances,
refusant même d'être présentée comme représentant
Ségolène Royal à une réunion sur les primaires à La Rochelle.
Peillon, Assouline, Rebsamen: Les indépendants. Vincent Peillon a pris son indépendance vis-à-vis de Ségolène Royal. Paradoxalement, c'est en organisant le courant des proches de Ségolène
Royal,
l'espoir à gauche qu'il a pris son envol. Car l'ancienne candidate ne veut pas s'impliquer dans les batailles
d'appareil, c'est prinicpalement autour de lui que la machine s'est organisée. Il faisait
figure de chef lors de la
réunion du courant à Marseille, où il a réuni à la tribune Daniel Cohn-Bendit, Marielle de
Sarnez et Robert Hue.
Il a notamment entraîné dans son sillage son collègue de l'ex-NPS, David Assouline, ou encore le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen. Expert de l'appareil socialiste - il fut notamment
secrétaire national aux fédérations à l'époque de François Hollande- François Rebsamen a lui aussi marqué ses distances avec Ségolène Royal sur la contestation des votes: «ne feignons pas de
découvrir une situation intolérable que nous avions dénoncée»,
écrit-il
dans un communiqué. Il reste toutefois membre du conseil politique se réunissant périodiquement autour de Ségolène Royal.
Manuel Valls: à son compte. Le député-maire d'Evry n'avait pas ménagé son soutien à Ségolène Royal au congrès de Reims. Y compris dans la contestation des résultats. Le soir du vote
d'élection de la première secrétaire, il avait appellé
à revoter, puis à
saisir les tribunaux. Il a depuis repris sa liberté. D'abord en
annonçant
sa candidature à des primaires, une stratégie peu compatible avec
un soutien à Ségolène Royal, qui risque fort d'y concourir elle aussi. Ensuite en assumant ses désaccords: Favorable à la taxe carbone, il a critiqué vivement Ségolène Royal, doutant «qu'elle soit
la candidate écologiste qu'elle prétend incarner».
Les barons locaux. Les élus de la puissante fédération des Bouches-du-Rhône ont eux aussi pris du champ par rapport Ségolène Royal. Ils ont notamment été échaudés par la menace après le
congrès de Reims de recourir à des tribunaux. «Vous croyez que Jean-Noël Guérini (le chef des socialistes locaux, NDLR) a envie que la justice vienne regarder comment marche la fédération des
Bouches-du-Rhône», expliquait l'un d'eux en marge du
conseil national du PS qui a avalisé
les résultats. Pour autant, ils restent proches de Ségolène Royal: démarché individuellement pour entrer à la direction du PS, Guérini n'a pas donné suite. Il était toutefois absent du meeting
de Marseille organisé par Vincent Peillon, au contraire de Patrick Menucci.
Le maire de Lyon Gérard Collomb s'est éloigné de Ségolène Royal après le parachutage de Vincent Peillon dans la circonscription sud-est. L'élu du Rhône empêché de placer un des ses proches en
position éligible,
a vivement
protesté, et appellé à rejeter les listes. Ségolène Royal avait
pris ses distances
vis-à-vis de son combat.
Jean-Pierre Mignard reprend sa liberté. L'avocat, président de Désirs d'avenir, a quitté la présidence de l'association.
Dans une interview à Médiapart, il dressait de cette expérience un bilan
mitigé, «nous n'avons pas réussi à dépasser les frontières du PS» jugeait-il. Selon lui: «sans doute que Désirs d'avenir est partagé entre le soutien à la candidature de Ségolène Royal et la
volonté de porter des idées de transformation, que par ailleurs elle porte. C'est à la fois un avantage et une limite car le mouvement existe à travers sa leader mais on peut être d'accord avec les
idées sans être d'accord avec la candidature de Ségolène Royal.»
source : 20Minutes.fr
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